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SOINS AUX OPÉRÉS ET ACCIDENTS POST-OPÉRATOIRES

Il sera précédé de La cautérisation du trajet Qstuleux infecté avec le galvano-cautère

Pour trouver L'existence d'une fistule ou d'un trajet infectieux on s'aidera de la loupe et de l'éclairage oblique et on recherchera l'existence d'une érosion, d'une solution de continuité de l'épithélium sur la ligne de cicatrice, avec ou sans dépression visible. Les autres signes sont fournis par la présence d'un filament flottant parlant de la cicatrice, par l'existence de fins vaisseaux superficiels du limbe plongeant dans La cicatrice qu'ils traversent pour pénétrer dans la chambre antérieure où ils disparaissent, cachés par le limbe, ou bien pouvant même être poursuivis dans l'iris ou les exsudais.

Mentionnons encore : le maximum de vascularisation conjonctivale et épisclérale à l'endroit du trajet fisluleux, révélant là un foyer inflammatoire ; la douleur au contact, plus vive en ce point ; une très légère infiltration cornéenne exclusivement localisée ou plus intense au pourtour du pertuis présumé.

Enfin le diagnostic de prolapsus irien, si minime soit-il, sera facilité par la déformation pupillaire qui en est la conséquence et par la présence sur la ligne cicatricielle d'un petit point pigmenté brunâtre.

Hyphéma. — Le sang qui a pu s'amasser dans la chambre antérieure après l'iridectomie disparaît les jours suivants. Une résorption lente doit faire présumer un peu d'hypertonie, le sang se résorbant d'autant plus lentement que la tension inlra-oculaire est plus considérable.

L'hémorragie intra-oculaire d'origine traumalique résulte d'un coup sur le globe de l'œil, souvent pendant le sommeil. La gravité varie avec l'abondance et surtout le siège de l'hémorragie. Le sang dans la chambre antérieure disparaît sans laisser de traces ; celui épanché dans le vitré ne se résorbe jamais complètement et constitue une menace de décollement rétinien pour l'avenir. Le pronostic sera donc réservé. On se bornera aux déplétions sanguines, aux dérivatifs, aux instillations de pilocarpine s'il existe un peu de tonus.

7 ' Hémorragie expulsive. — L'accident suit l'extraction ou apparaît quelques heures après ou même le lendemain. While Cooper en rapporte un cas où elle ne survint que le dixième jour, mais ceci est exceptionnel.

a Aussitôt après l'extraction, l'accident se caractérise par l'issue brusque fin \ilré qui accompagne le cristallin cl par une hémorragie abondante, suivie d'une douleur très vive et de vomissements qui BOUVent mèrne précèdent l'hémorragie ; la choroïde, décollée, vient faire hernie entre les lèvres de la plaie.

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b) Plus tard, l'hémorragie se révèle par une douleur rive ; le pansement est rapidement rougi et la choroïde largement herniée.

Le traitement, identique dans les deux cas: compression, compresses glacées, injections d'ergotine à la tempe, compression de la carotide du même côté, émissions sanguines, reste le plus souvent impuissant et on en est réduit à l'exentération du globe.

Le traitement prophylactique est nul, car cette hémorragie rétrochoroïdienne est impossible à prévoir. Heureusement très rare (une sur quatre ou cinq cents extractions), elle s'observe surtout dans les cas de myopie forte ou sur les yeux menacés de glaucome. L'iridectomie sera rejetée toutes les t'ois qu'une raison quelconque (hémophilie, athérome, etc.) peut faire craindre pareil accident. On ferait alors une ou deux injections d'ergotine et on instillerait de l'atropineavant l'opération. Il sera prudent de faire l'irideclomie préparatoire plusieurs semaines avant l'extraction ou mieux l'extraction simple avec suture de la cornée.

Enfin, si l'hémorragie a déjà déterminé la perte d'un œil, il est permis de se demander s'il n'est pas préférable de recourir à l'abaissement pour l'autre (voy. 214).

Il nous semble cependant plus sage en pareil cas de préférer à l'abaissement l'extraction simple avec suture de la cornée, ou mieux encore l'extractioncombinée en deux temps: il ideclomiepréparatoire, puis extraction de cataracte, toujours avec suture de la cornée. La diète lactée et les purgatifs auront été recommandés au préalable et il nous paraît prudent de faire précéder immédiatement l'opération d'une large émission sanguine a la tempe (au moyen de la ventouse de Heurteloup ou mieux encore par la section d'une veine temporale du côté à opérer), émission qui sera complétée par l'incision des veines épisclérales inférieures. La tendance à l'hyperhémie de l'œil est de ce fait très diminuée et ces émissions préviendront l'hémorragie expulsive.

( la s'abstiendra dans tous les cas des instillations d'adrénaline au cours de l'intervention afin d'éviter les hémorragies secondaires auxquelles elles prédisposent.

8" Glaucome. — 11 peut être précoce et apparaître dans les mois qui suivent l'opération. Il est dû le plus souvent à l'enclavement d« la capsule du cristallin ou des angles du colobome, lorsque l'irideclomie a été faite. Il s'observe surtout après l'extraction combinée, bien plus rarement si l'iridectomic n'a pas été faite et si la pupille est ronde et bien contractile. Il apparaît alors tardivement et revêt la forme chronique simple avec excavation et atrophie progressives de la papille sans aucune réaction.

La palhogénie de ces cas demeure mal expliquée. Sans doute l'enclavement doit-il être toujours incriminé comme le principal facteur

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del'hvpertonie, bien que celui-ci ne soit pas visible cl la pupille nullement déformée '.

Enfin, à coté îles causes locales, il faut tenir compte aussi de l'état général et recbereber l'état de la perméabilité rénale qui pourra quelquefois être incriminée

'» Cataractes secondaires . — Elles son l la conséquence de la rétention entre les deux feuillets capsulaires de masses opacifiées et s'observent surtout après l'extraction de cataractes molles ou incomplètes. La meilleure prophylaxie réside dans un nettoyage soigneux du champ pupillaire au moment de l'extraction. Mais souvent, alors que le champ pupillaire semblait pur, il apparaît plus ou moins complètement obstrué après la levée du premier pansement.

On multipliera les inlillalions d'atropine et les applications chaudes et bien souvent une grande partie de ces masses se résorbe, quelquefois en quantité suffisante pour permettre une très bonne acuité, surtout si on a fait l'arrachement partiel de la capsule. Il suffit alors d'un très petit point demeuré transparent pour donner une acuité excellente. Dans le cas contraire on pourrait intervenir plus tard (voy. p. 234).

lu Astigmatisme. — L'astigmatisme inverse observé après l'opération est moins une complication que sa conséquence nécessaire, le méridien vertical de la cornée étant reporté en avant et moins réfringent. Très accentué au début, il diminue avec les progrès de la cicatrisation et peut même disparaître. Nous y reviendrons en étudiant le choix des verres. S'il demeure considérable il devient une véritable complication par la diminution d'acuité qu'il entraîne.

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