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I. VARIÉTÉS ET INDICATIONS OPÉRATOIRES

Après l'opération, le champ pnpillaire doit être d'un noir pur et permettre le passage des rayons lumineux. Dans le cas contraire, il y a cataracte secondaire et cette complication reconnaît des causes multiples.

a Rétention entre les deux feuillets capsulaires de masses opacifiées. — Elle s'observe surtout après l'extraction des cataractes molles ou incomplètes et est presque la règle les premiers jours après. Alors qu'à la fin de l'opération le champ pupillaire semblait pur, les jours suivants les parties restées transparentes s'opacifient. Souvent, heureusement, ces masses se résorbent assez sous l'influence d'un traitement convenable pour libérer certains points du champ pupillaire et donner une bonne acuité. Dans le cas contraire, on peut être amené à intervenir.

Si la capsule elle-même est envahie (cataractes capsulo-lenliculaires), l'extraction de la cataracte, à moins qu'on n'ait enlevé la capsule en même temps, est nécessairement suivie de cataracte secondaire.

h Plissement capsulaire. — Dans d'autres cas, la pupille est d'un beau noir et le résultat est satisfaisant. Les feuillets antérieur et postérieur du sac capsulaire, demeurés transparents, s'accolent l'un à l'autre, formant une membrane invisible qui ne gêne pas la vision. Mais après quelques mois il n'est pas rare de voir la vision s'obscurcir peu à peu, l'acuité visuelle diminuer, et si on examine le champ pupillaire à l'éclairage oblique, ou mieux, à l'éclairage ophtalmoscopique, on le voit parcouru de fines stries opaques. La membranule «on désigne ainsi les deux cristalloïdes antérieure et postérieure accolées; qui, jusque-là, était demeurée transparente, s'est plissée et gêne la vision ; de la même façon qu'une vitre transparente, mais qui présente des cannelures parallèles à sa surface, ne permet pas de voir au travers.

Presque toujours Yépithélium sous-capsulaire qui tapisse la cristalloïde antérieure prolifère h son tour. Les fibres cristallinicnnes demeurées adhérentes au sac capsulaire dégénèrent; il va néoformation et petits dépôts de substance vitreuse à la surface interne de la cristal loïde et ce processus, qui existe aussi dans la première variété de cataracte secondaire, vient encore augmenter l'opacité.

c) Exsudats. — Knfin, si ta première extraction de cataracte a été suivie d'inflammation de l'iris ou du corps riliairc. dos adhérences

l 'A R1É TÉS DE CA TA II A C TE

se sont formées entre la membrane irienne et le sac capsulaire ; des exsuda ts ont pu apparaître dans la chambre antérieure, adhérant à la fuis à L'iris et à la membranule. Ainsi se trouve constituée une troisième variété de cataracte secondaire, la moins favorable de toutes, dans laquelle l'iris, le sac capsulaire et les exsudais pupillaires ne forment qu'une seule et même membrane épaisse, résistante, qui s'oppose au passage des rayons lumineux et, le plus souvent, supprime toute vision.

d) Régénération du cristallin. — On peut se demander s'il n'existe pas une quatrième variété de cataracte secondaire provenant de la régénération du cristallin. En réalité, après l'ablation de la cataracte, le cristallin ne se régénère pas. Les cataractes secondaires sont toujours la conséquence de la rétention de masses crislalliniennes, en quantité variable, entre les deux feuillets du sac capsulaire. Elles peuvent être assez considérables pour don-

fer*

Fig. 106. — Régénération du cristallin (5° jour).

Clivage des deux feuillets pigmentés de l'iris (antérieur A et posté rieur P) et début de dépigmentation.

Fig. Ki7. — Régénération du cristallin (9* jour).

Formation de la vésicule crislallinienne.

Fig. 1(58. — Régénération du cristallin.

Achèvement et séparation de la vésicule (12' jour).

ner l'illusion d'une seconde cataracte, mais il ne s'agit pas d'une régénération véritable, comme est celle observée chez les animaux inférieurs. Il y a cependant quelquefois une prolifération assez accusée capable d'en imposer pour une véritable régénération.

Régénération totale. — Elle s'observe chez les araphihicas et les uro- (lèles; le cristallin enlevé se reproduit chez eux eu totalité1.

1. Coi.ucci, Sulla rigenerazione parzialc dcll'occhio nci Tritoni {Memor. R. Acad. de Scienze, Bologne, 1891).

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