‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 125 sur 297 · II. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

II. — TRAITEMENT

En principe on se montrera sobre d'opérations secondaires, car elles donnent quelquefois plus d'ennuis que la première, le vitré étant toujours intéressé.

On se basera sur le degré d'acuité, la nature de la profession et les exigences visuelles du sujet. Si des phénomènes réactionnels ont suivi la première intervention, on n'interviendrait que longtemps après leur disparition et le résultat est toujours plus incerlain. Enfin mieux vaut opérer tout d'abord le second œil s'il est cataracte. Un échec sur celui-ci rendrait d'autant plus circonspect.

1. Rn étudiant la cicatrisation du la plaie après l'extraction du cristallin chez le chien, nous avons constaté souvent sur les coupes, trois semaines après l'extraction, un cristallin de volume sensiblemenl normal à celui de l'œil sain, alors qtie l'éclairage oblique et l'examen ophtalmoscopique faisaient croire à l'existence d'une mince membranule parfaitement transparente.

Le mécanisme de la réparation avait été celui que nous venons d'étudier. I1'- Tehiuem, Arch. d'oplalm., 1!»02.

CATARACTES SECOXDAIRES 235

Suivant ta nature de la cataracte on a le choix entre trois procédés: l'extraction, la discision et la section de la menibranule (capsulotomie ou irido-capsulotomie).

Quel que soit celui employé, on remplira toujours avant son exécution les trois conditions suivantes : 1° l'œil sera bien alropinisé. En l'absence d'adhérences la mydriase permet de "saisir la membrane plus largement et surtout très bas ; et si la pince n'en emporte qu'un fragment, la brèche capsulaire ne sera pas placée trop haut.

2° L'opérateur aura soigneusement corrigé sa presbyopie ou son amétropie, au point même de se rendre un peu myope. Et ce conseil, valable pour toute opération tant soit peu délicate, devient ici de première importance.

3° On opérera sous un éclairage homocentrique non diffus. A la rigueur, celui d'une fenêtre, rendu convergent par une loupe tenue à la main, pourrait suffire et serait dans tous les caspréférable au meilleur éclairage diffus, mais le mieux est de se servir du photophore électrique à manche (fig. 6). Là encore le photophore convient à la plupart des opérations oculaires et sera toujours à portée de l'opéteur, par exemple lorsqu'il s'agit de s'assurer de la pureté du champ pupillaire à la fin de l'extraction et delà non-rélention de masses molles.

Page 1