I. — EXTRACTION
Totale ou partielle, elle a l'avantage de débarrasser le champ pupillaire en une seule séance sans exposer aux récidives comme la discision qu'il faut souvent répéter. Très employée autrefois (Pellier de Quengsy, Daviel, Desmarres\v elle fut abandonnée pour la discision et a repris une grande faveur depuis les efforts de Panas et de Wecker.
Extraction totale. — Elle était conseillée par Panas dans le cas de cataractes secondaires suffisamment épaisses et résistantes pour ne pas se laisser déchirer par la pince.
Des adhérences très accentuées entre l'iris et la menibranule constituent une contre indication formelle de l'extraction totale, celle-ci pouvant entraîner une irido-dialyse étendue de l'iris.
L'œil est préparé avec autant de soin que pour l'opération de la cataracte. La cornée anesthésiée et le blépharostat mis en place, le globe est fixé contre le limbe à l'extrémité inférieure du méridien vertical, tandis que le photophore tenu par un aide et obliquement dirigé vers le champ pupillaire en montre tous les détails.
V I'ahaceutksk : dans l'ancienne cicatrice ou un peu en avant, large de ;) millimètres environ (fig. 170). La pique est retirée rapidement afin de s'opposeï à l'écoulement de f humeur aqueuse.
VA RI ETES DE CATARACTE
Fig. 170. — Extraction de la cataracte secondaire. Premier temps. Paracentèse. Etendue de la section con.eenne.
2° Saisie de la membranule. — On a le choix entre deux procédés: saisir la membranule par ses deux faces, antérieure et postérieure, ou uniquement par sa face antérieure. Le premier expose davantage à traumatiser le vitré.
a) Saisie antérieure et postérieure. — On se sert de la pince de Liebreich modifiée par Panas.
Fie. ni. — Pince de Panas pour De ses deux branches, l'antérieure
l'extraction de la membranule. es(, mousse, la postérieure pointue
pour perforer la membrane, et toutes deux sont cannelées à leur surface interne afin de rendre la prise plus solide (fig. 171). La pince est introduite fermée, la branche pointue en arrière. L'opérateur, arrivé au milieu de la pupille, ouvre les branches et perfore la capsule obliquement, de façon à ne pas pénétrer dans le vitré et à glisser sur sa face antérieure. La membranule est saisie entre les deux branches dans sa partie la plus épaisse, c'est-à-dire à la partie inférieure (fig. 172).
b) Saisie antérieure. — Elle se fait avec une pince capsulaire. La pince est introduite fermée, le plus près possible du bord inférieur de la pupille préalablement dilatée par l'atropine. Les mors en sont alors largement ouverts en même temps qu'on déprime légèrement
CATARACTES SECONDAIRES 237 le plan sous-jacenl de manière à bien saisir la membranule sur la
La branche postérieure de la pince, pointue, a perforé la membranule, glissant en avant du vitré. L'opérateur, rapprochant les deux branches, va l'extraire par de petites tractions lentes.
plus grande étendue possible, puis rapprochés (fig. 173). Afin d'obtenir une prise plus large, on a multiplié les modèles de pinces cap-
introduction, de In pince capsulaire cl saisie de la membranule.
sulaires. Les différences résident surtout dans le nombre de dents postérieures. Celle de A. Terson nous paraît convenir à tous les cas.
VARIÉTÉS DE CATARACTE
3° Extraction. — Quel que soit le mode de saisie, après s'être assuré que l'a prise est solide, on exécute de petites tractions lentes, eu imprimant à la pince de faibles mouvements de va-et-vient qui
détachent les adhérences à la zonule et à l'iris et entraînent au dehors la totalité du sac capsulaire avec les masses qu'il renferme.
Si la membrane est adhérente à l'iris, on ferait une petite sphinctérectomie supérieure avant de pratiquer l'extraction ; elle permettra de la saisir plus largement et rendra la prise plus solide. En outre, l'iridectomie constitue ici une mesure de prudence et préviendra le prolapsus irien après l'opération. Sans doute un enclavement sérieux n'est pas à craindre, étant donnée la petitesse de la plaie cornéenne ; mais un petit pincement de la membrane est fréquent si on néglige l'excision de l'iris.
Le champ pupillaire se montre d'un noir très pur et la perte de vitré est nulle ou insignifiante.
Souvent si on ne réussit à extraire qu'un lambeau il sera suffisamment large pour permettre la pénétration des rayons lumineux, et mieuxvautlaisser leschosesen élalquede chercher à saisir de nouveau