CA TAU ACTES SEC0.\DA1RES
la cataracte secondaire. Car sa recherche au milieu du vitré est très diflicile et donne peu de résultats.
Si la meinbranule est plus mince qu'on ne l'avait supposé et se déchire à la moindre traction, on se contenterait alors d'un arrachement partiel ou même d'une simple discision, malgré l'inconvénient qu'elle présente de ne pas donner de résultats définitifs. Les lambeaux capsulaires, écartés momentanément, ne tardent pas à se mettre de nouveau en contact quelques jours après.
11 peut arriver que le sac capsulaire renferme encore des masses molles qui s'échappent aussitôt l'ouverture de celui-ci. En pareil cas, la curette mousse est introduite et on procède au nettoyage du champ pupillaire comme après l'extraction de la cataracte. Puis le sac, débarrassé des masses qu'il contenait, serait extrait à son tour avec la pince.
Un pansement sec est appliqué et renouvelé le lendemain. On peut à ce moment instiller une goutte de collyre à l'atropine, à condition d'en surveiller l'effet, car les complications glaucomateuses sont plus fréquentes après les opérations de cataracte secondaire qu'après celle de cataracte primitive. Si la pupille est suffisamment dilatée, l'emploi du mydriatique est inutile, surtout si on a pris soin de faire précéder l'extraction d'une petite sphintérectomie.
Extraction partielle. — Déjà pratiquée par Daviel pour l'extraction de la cristalloïde avant l'opération de la cataracte, la méthode fut généralisée par de Wecker.
Le procédé est sensiblement identique au précédent : ponction cornéenne à la pique, au niveau de l'ancienne cicatrice. La pince kyslectome est introduite fermée de façon à atteindre le bord opposé de la pupille. Au moment où l'humeur aqueuse s'écoule la cataracte secondaire se jette sur la pince. Celle-ci est alors ouverte et la saisit aussi largement que l'écartement des branches le permet, le plus bas possible, à la partie inférieure du bord pupillaire, la pupille ayant été largement dilatée par l'atropine, et en détache un lambeau; quelquefois d'ailleurs la membranule vient en totalité.
Résultats et choix du procédé. — Après l'extraction, totale .ou partielle, le champ pupillaire est débarrassé, en totalité ou en partie, des débris de capsule opacifiée et on n'a pas à craindre, comme après la discision, le rapprochement des lèvres de la plaie capsulaire et la reproduction de la cataracte secondaire
L'extraction totale a l'avantage de nettoyer complètement le champ pupillaire, et l'amélioration de l'acuité visuelle est peut-être plus sensible encore qu'après l'extraction partielle1. s
1. Y. Tbahms, Opérnlion de l.-i cataracte secondaire par extraction. A7//* Cony. inUrnnl. de méd. el de eUr. Sert, d'o/ihlalm., août ]!t<X).
YAlilÉTÉS DE CATARACTE
Par contre elle expose à des tiraillements de la zonule et du corps biliaire, capables d'entraîner des poussées d'irïdo-cyclite ou d'hvpcrlonie. Aussi sera-t-elle toujours réservée aux niembranules peu adhérentes, non compliquées de synéchies, et dans lesquelles la mydriase, après alropinisalion préalable, est complète ou à peu près. La traction exercée sur la membrane n'aura d'autre but que de désinsérer les fibres zonulaires et n'a pas à rompre en même temps les synéchies.
A condition d'être très prudent, d'exercer de petites (raclions douces, et surloul de se contenter de l'extraction partielle s'il y a quelques adhérences iriennes, on n'aura pas de phénomènes réacliounels appréciables. C'est une des raisons pour lesquelles l'emploi de la pince cap'sulaire de Terson combiné à la saisie de la membranule par la face antérieure nous paraît préférable à la saisie antérieure et postérieure avec la pince de Panas.