‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 128 sur 297 · DISC JS ION · texte numérisé non relu

DISC JS ION

L'opération consiste à dilacérer la membranule avec une petite aiguille tranchante. Elle était déjà pratiquée par A. Paré, qui pénétrait par la sclérotique, puis par Conradi qui introduisit l'aiguille par la cornée.

Llle est applicable aux cataractes secondaires très minces, peu résistantes, qui se laissent facilement déchirer et ne peuvent par conséquent être extraites en totalité. Elle convient donc surtoul à la seconde variété, et l'intervention peut être faite de bonne heure, le résultat étant d'autant plus favorable que la membranule est plus mince et cède plus facilement.

Après ponction à la pique, l'ouverture de la chambre antérieure donne toute liberté et permet de modifier la conduite à tenir suivant les cas. qui peuvent se présenter et suivant l'impression du moment.

Certaines membranes sont vues sous un tout autre aspect lorsque, après l'écoulement de l'humeur aqueuse, le sac capsulaire vient s'appliquer à la face postérieure de la cornée. On pourra quelquefois tenter l'extraction alors qu'on s'apprêtait à faire la discision. L'ouverture à la pique le permettra, aussi la conseillons-nous de préférence à la ponction à l'aiguille,

a) Discision avec le kystitome. — L'œil préparé au préalable et anesthésié; on fait dans un premier temps avec le couteau lancéolaire au niveau de l'ancienne cicatrice une ponction cornéenne très étroite, de 4 à 5 millimètres. L'humeur aqueuse s'écoule lentement.

Puis le kystitome est introduit à plat entre les lèvres de la plaie cornéenne jusqu'au bord inférieur de la pupille préalablement bien dilatée par l'atropine. Faisant exécuter un quart de tour à l'instrument de manière à diriger le tranchant en arrière, on incise alors

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