‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 135 sur 297 · CA TAU ACTES CONGÉNITALES · texte numérisé non relu

CA TAU ACTES CONGÉNITALES

guille, a l'avantage, en respectant la cornée, de ne pas exposer le sujet aux accidents pouvant résulter de la section de cette membrane, surtout chez un sujet jeune et naturellement indocile.

a) Mais une seule discision suffit rarement à amener une résorption totale. Après quelques semaines les lèvres de la cristalloïde antérieure se rapprochent, s'accolent et s'opposent à la sortie de nouvelles masses cristalliniennes ; la résorption s'arrête l.

Il faut intervenir de nouveau . On attendra que l'œil ne présente plus aucune trace d'injection ciliaire ou d'irritation résultant delà première opération, c'est-à-dire au moins cinq à six semaines. Plusieurs discisions peuvent même être nécessaires pour obtenir une résorption complète. C'est là un des grands inconvénients de l'opération, qui en outre n'est pas sans danger. .

b) On ne saurait donc recommander d'être trop prudent, surtout lors de la première intervention. On fera une discision exploratrice, l'incision de la cristalloïde devant toujours être superficielle, et ceci pour deux raisons. Une pression trop forte de l'aiguille sur un cristallin trop consistant peut entraîner une subluxation de la lentille avec ses dangereuses conséquences (hypertonie, attaques de glaucome, etc).

c) De plus, une ouverture capsulaire trop grande, en favorisant l'imbibition des masses molles, détermine un gonflement considérable de la lentille. La membrane irienne, irritée au contact des masses opacifiées, s'enflamme et une irido-cyclite peut survenir ou même une attaque de glaucome due à l'intumescence du cristallin.

d; Enfin une cataracte, qui semble tout à fait molle au premier abord, peut toujours renfermer un noyau dur central, même si le sujet est très jeune (Panas). En pareil cas, la discision est inutile et dangereuse ; elle expose à la subluxation du cristallin; la résorption n'a pas lieu et c'est là le gros reproche qu'on peutfaireà l'opération.

L'oeil sera donc attentivement surveillé après l'opération : l'emploi de l'atropine, nécessaire pour prévenir le contact de l'iris avec les masses opacifiées et l'irritation qui peut en résulter, sera suspendu à la moindre menace d'hypertonie.

La discision entraîne une rougeur modérée de l'œil et des douleurs péri-orbitaires légères, dues probablement à l'irritation mécanique de la membrane irienne par les masses cristalliniennes opacifiées. Elles cèdent en général à l'atropine. Si elles persistent, si

1. La plaie capsulaire ne se cicatrise pas au sens étroit du mol et jamais on ne constate de réparation. Mais ce que l'on observe toujours, c'est l'accotement des deux lambeaux de la cristalloïde qui chevauchent cl sont maintenus eu contact par la prolifération de l'épithélium sous-capsulaire. C'est en quelque sorte une cicatrisation d'emprunt, la plaie pouvant èlre fermée en arrière par la prolifération de l'épilhélhim qui passe d'un feuillet à Puutre et en avant par ladossemcnt de ta face postérieure de l'iris à la capsule au niveau de la solution de continuité. F. Ter h m, Hoc. de biologie et Arek. d'ophlalm., 11)02.

VARIÉTÉS DE CATARACTE

surtout elles s'accompagnent les jours qui suivent d'une élévation de tension du globe avec injection cil iaire cl de tous les symptômes de l'ai laque de glaucome, après avoir essayé en vain les moyens habituels (compresses chaudes, purgatifs, hains de pieds sinapisés, sangsues à la tempe, myotiques), on ferait sans tarder l'extraction linéaire.

Indications. — L'opération convient, au\ cataractes loul à fait molles (ordinairement congénitales), à condition que le sujel n'ait pas dépassé l'âge de vingt ans. Mais en raison de la marche lente de la résorption qui demeure le plus souvent partielle, des accidents qui peuvent survenir et de l'impossibilité pour le chirurgien de diagnostiquer avec certitude une cataracte complètement molle, celleci pouvant toujours renfermer au noyau dur au centre, nous ne conseillons pas d'y recourir. La discision doit être abandonnée au profit de l'cxtraclion linéaire.

Elle a été aussi conseillée dans les cataractes incomplètes pour en hâter la maturation ou dans la myopie forte des jeunes sujets pour obtenir la disparition du cristallin transparent. Elle doit être rejetée clans le premier cas, car elle expose toujours à la subluxalion du cristallin ; nous verrons ce qu'il faut en penser dans le second (v. p. 271).

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