‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 139 sur 297 · CA TA H ACTE S COMPLIQUÉES · texte numérisé non relu

CA TA H ACTE S COMPLIQUÉES

a) La plaie capsulaire se ferme et la hésorption s'arrête, soit par suite du rapprochement des deux lèvres de la cristalloïdc et de la prolifération de l'épithélium sous-capsulaire ou par l'accoleraent de la face postérieure de la membrane irienne à la capsule au niveau de la solution de continuité.

Si la plaie intéresse en même temps le voisinage de la racine de l'iris et la périphérie du cristallin, l'accolement immédiat des deux surfaces (uvée et cristalloïde) suffit à empêcher la formation dè la cataracte, l'humeur aqueuse ne pouvant plus pénétrer à travers la brèche capsulaire oblitérée. Tout se réduit alors à une cataracte partielle, localisée au niveau de celte synéchie postérieure périphérique, et qui reste stationnaire. L'opacité, cachée par la membrane irienne, ne gêne pas la vision. Ce dernier processus est en somme un processus de guérison, à condition qu'il ne se produise pas trop tôt, au moment où des masses nombreuses et opaques se trouvent retenues dans le sac capsulaire.

6 Inflammation. — Elle ne manque presque jamais, à moins qu'il ne s'agisse de simples piqûres du cristallin faites avec un instrument aseptique.

Elle résulte à la fois de l'intumescence de la lentille, de l'irritation mécanique de l'iris au contact des masses opacifiées et de l'infection concomitante déterminée par le corps vulnérant.

De degré variable, elle va jusqu'à la panophtalmie si la blessure cornéenne ou sclérale est large, compliquée de prolapsus étendu, et si l'instrument piquant est seplique. Ce peut être un corps étranger qui, après avoir traversé le cristallin et déterminé une cataracte traumatique, s'implante dans les membranes profondes du globe; il s'y enkyste sans donner de troubles appréciables ou deviendra le point de départ d'irido-choroïdites et de décollements rétiniens. Ailleurs le fragment, métallique ou non, reste retenu dans le cristallin, s'y enkyste ; puis la cataracte se complète et masque le corps étranger. Celui-ci plus tard ne peut être soupçonné que par la teinte rouillée de l'opacité et par la participation de la capsule, ou par une petite synéchie postérieure en regard du point de pénétration.

L'inflammation est généralement modérée. Elle se traduit par une injection cil ta ire assez vive, des douleurs péri-orbitaires et quelquefois un chémosis assez marqué de la conjonctive ; en même temps la membrane irienne a perdu son brillant et se montre épaissie. Au début, on peut la confondre avec la simple irritation résultant de l'accident, dont elle se distingue seulement par l'intensité des phénomènes réaclionnels. Plus tard, la persistance de l'injection ciliaire, des douleur» péri-orhitaires, ou même la présence de quelques synéchies postérieures ne permettront pas d'en méconnaître l'existence el feront réserver le pronostic, toujours assombri en pareil cas.

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