V. Tkhkik.v — Chirurgie de l'œil
VARIÉTÉS DE CATARACTE
Dans les formes Légères, l'infection se Iraduil seulcmenl par des adhérences de l'iris à la capsule ou par des troubles du vitré qui rendenl l'opération plus difficile, gêneront la vision et constituent une menace pour l'avenir. Un œil une première fois infecté est toujours susceptible de s'enflammer de nouveau cl même de devenir le point dedépart d'une ophtalmie sympathique. Dans les cas graves, l'inflammation se complique d'irido-cyclite avec hypotonie et peut aboutir à la phtisie du globe.
c) Glaucome. — L'hype'rtonie résulte de l'intumescence rapide de la lentille lorsque la cristalloïde a été largement ouverte. Elle s'observe surtout chez les jeunes sujets, alors que le cristallin est encore entièrement mou et que le gonflement s'étend à tout le contenu du sac capsulaire. En général, la sclérotique, plus extensible que chez l'adulte, se laisse un peu distendre et limite les troubles pouvant résulter de l'élévation du tonus. Celle-ci, lorsqu'elle persiste, peut entraîner une perte définitive de la vision, la rétine et la papille ne pouvant supporter longtemps sans dommage une pression exagérée.
Traitement. — Il varie avec le moment de l'intervention, suivant que l'accident est récent ou ancien, la présence ou l'absence de complications. Médical au début, il devient chirurgical à la fin, une fois l'inflammation disparue.
a) Traitement médical. — Comme tout traitement médical intelligent, il se bornera, se basant sur la marche de l'affection, à aider la guérison naturelle, en évitant les complications.
Aussitôt après l'accident, on combattra l'inflammation par les moyens anliphlogistiques habituels : compresses chaudes fréquemment renouvelées, sangsues à la tempe, purgatifs légers et surtout par l'emploi de l'atropine. Le mydriatique en dilatant la pupille, empêche l'irritation mécanique de la membrane irieune au contact des masses crislalliniennes et favorise la pénétration de l'humeur aqueuse dans le sac capsulaire el par là même la résorption. Les instillations seront répétées chaque jour et longtemps continuées.
Il est important de surveiller fréquemment le tonus au cours de la cataracte traumalique. Il est généralement diminué et l'atropine, outre son action antiphlogistique, préviendra une hypotonie excessive d'où pourrait résulter la phtisie du globe. Si le tonus est très faible, on multiplierait les instillations du mydriatique (deux ou trois par jour) et les compresses chaudes afin de le relever.
Mais on n'oubliera pas que l'intumescence de la lentille el le gonflement des masses crislalliniennes, joinlsà l'irritation mécanique de la membrane irienne, peuvent déterminer des poussées d'hypertonie. L'atropine elle-même, qui, on le sait, élève la tension inlra-oculairc, est capable de les provoquer sur un œil prédisposé. Elle serait donc