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'■">. Vv.hkh, Soc. franç. d'ophtalm., 7 mai 1890.
VARIÉTÉS DE CATARACTES
Citez l'enfant l'opération serait indiquée toutes les fois que le nombre de dioptries égale le nombre d'années plus une. Sans s'utlacber àune règle aussi impérative, ou peut intervenir quand le degré de myopie est sensiblement ' supérieur à l'Age de l'enfant. Une myopie très forte, de 30 à 35 dioptries n'est lias une contre-indication et le bénéfice retiré, quant à la diminution de réfringence, peut être appréciable. Car celle-ci n'est pas toujours identique, même en supposant la myopie purement axile et ceci lient ;'i la différence existanl entre l'œil pourvu de cristallin et l'œil aphaque. Un allongement de l'axe optique de 1 millimètre détermine sur le premier une augmentation de rétraction de 3 dioptries et sur le second, nous l'avons vu. une augmentation de 1,5 dioptrie seulement.
L'effel obtenu est d'autant plus considérable que la myopie est plus forte. Une myopie de 1<S à 20 dioptries est convertie en emmétropie: une myopie de lii dioptries devient plus tard une hypermétropie de 2 dioptries et ainsi de suite.
3° Les milieux doivent être suffisamment transparents et l'œil indemne de lésions m iculaires. 11 est clair que la présence d'un scotome central contre-indique l'opération.
Des lésions choroïdiennes étendues sont aussi une mauvaise condition de succès car elles s'accompagnent souvent de subluxalion du cristallin.
■ï° Acuité visuelle. — Certains auteurs exigent une acuité d'au moins 1/10. Nous croyons, au contraire, qu'une acnité suffisante constitue une contre-indicat ion formelle en raison de la gravité de l'intervention.
5° Celle-ci ne sera jamais pratiquée que sur l'œil le plus mauvais. Même en cas de réussite le résultat optique est insuffisant : l'accommodation n'uxiste plus et le malade est très gêné par l'anisométropie énorme résultant de l'opération. Aussi le second œil ne serait opéré que plusieurs mois après le premier, alors qu'on peut être certain du résultat définitif.
6° Lors de myopie progressive, et devant l'insnffisauce du traitement médical (hygiène oculaire sévère, suppression du travail appliqué, instillations d'atropine, pansement mo lérément compressif pendant la nuit, fortifiants, etc.), on peut se résoudre à intervenir et d'autant plus facilement que le sujet sera plus jeune. Car chez l'enfant, on peut obtenir par une ou deux diseisions une résorption à peu près totale et les dangers de l'intervention sout moindres.
7° On n'opérera jamais un œil qui est seul utilisé pour la vision, si mauvaise soit-ellc, lorsque l'autre est inutilisable en raison des lésions profondes dont il est le siège.
Manuel opératoire. — «) Extraction a large lambeau. — Elle convient aux sujets âgés, et ne diffère pas de l'opération de cataracte. L'extraction sera simple ou combinée. 11 est rare qu'on puisse enlever la totalité des masses corticales en une seule séance et les parties non extraites sont souvent le point de départ de cataractes secondaires, qui seront opérées plus tard.
11 sera prudent dans tous les cas déplacer une suture sur la cornée : car l'iridectomie peut être difficile, impossible quelquefois si la lentille est subluxée et si le vitré apparaît. L'opération doit être terminée alors par l'extraction dans la capsule et la suture conserve tous ses avantages.
6) Extraction linéaiue. — Elle sera souvent indiquée, en raison de l'âge du sujet qui aura très rarement dépassé l'âge moyen de la vie. Audessous de 40 ans elle pourra toujours être tentée. On fera une large incision à la pique, puis après irideclomie la cristalloïde est discisée et on extrait le plus de masses cristalliniennes possible.