‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 155 sur 297 · DurftMMUt, Arch. d'ophlalm., 1017, p. 70T · texte numérisé non relu

DurftMMUt, Arch. d'ophlalm., 1017, p. 70T

soient le volume et l'ancienneté de la tumeur, le globe est généralement respecté. Cette idée, déjà soutenue par Panas en 1879 *, n'a fait que se confirmer depuis. Dans presque tous les cas où l'énucléation a été faite, l'œil a été trouvé intact (observations de Desmarres, Badal, Lagrange, etc.). L'opération ne serait donc tentée que si l'ablation, complète, avec large cautérisation de toute la surface d'implantation, terminée au besoin par une séance de radiothérapie avec des rayons très pénétrants, était suivie de repullulation ou laissait voir la propagation vers l'intérieur de l'œil.

Résultats. — L'œil artificiel ne sera pas appliqué avant 4 ou i) semaines après l'opération et nous donnerons plus loin les indications sur son entretien et les précautions à prendre.

L'absence de globe oculaire amène un enfoncement très marqué de la pièce prothétique et le retrait de celle-ci est encore rendu plus net par la persistance d'un sillon transversal au-dessous du rebord orbitaire supérieur. Cette dépression est causée par le releveur de la paupière qui, privé du globe sur lequel il se réfléchit, agit alors directement d'avant en arrière. De plus, la pièce n'a que des mouvements d'emprunt très limités, ce qui rend la difformité visible pour l'œil le moins exercé, malgré le port de verres légèrement foncés (un peu plus du côté de l'œil énucléé que de l'autre).

En outre, elle entraîne quelquefois un peu d'irritation conjonctivale, du larmoiement, une légère sécrétion muco-purulente.

Ses inconvénients découlent de l'insuffisance du moignon. La coque de verre, demi-sphère concave, est reçue dans le cul-de-sac conjonctival, également concave, et ne repose sur lui que sur ses bords. Les deux surfaces ne peuvent se correspondre et il n'y a aucune adaptation. Aussi a-t-on cherché à restreindre le domaine de l'énucléation et à lui substituer des opérations moins radicales, capables de fournir à la prothèse un moignon mobile et d'un certain volume. Ce sont les amputations partielles, la greffe oculaire, et les moignons artificiels dans les cas où on n'a pu éviter l'énucléation.

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