Priestly-Smith, The Ophtalmie Review, mai 18S
2. Laxg, Insertion of arlifieial globes into Tenons capsule after excision of the eye. Opht. Soc. of the unit. Kingdom in Opht. Rev., juin 1887.
3. Belt, Greffes d'épongé dans l'orbite comme soutien de l'œil artificiel. Médical News, juin 1886.
4. Rohmer, Nouveau procédé pour constituer un moignon artificiel après l'énucléation. La Clin, ophtalm., février 1901, n" l.
AMÉLIORATION DE LA PROTHÈSE
devaut. 11 en est de même des morceaux d'épongé (dont les fragments s'éliminent à travers un pertuis fistuleux), des pelotes de soie, et des boules de paraffine solide.
En outre l'opération de Mules détermine une réaction très vive, des donleurs toujours considérables et expose à l'ophtalmie sympathique.
Injection de paraffine. — Rohmer, de Nancy, le premier en 4904, introduisit eu prothèse oculaire la méthode de Gersuny.
11 se sert d'un mélange à parties égales de vaseline et de paraffine (vaseline fondant à 88° et paraffine à 44°). Une fois le moignon cicatrisé, c'est-àdire 45 jours à 3 semaines après l'énucléation, enfonçant t'aiguille d'environ un centimètre sous la conjonctive il injecte 1 a 3 centimètres cubes.
Les dangers d'embolie et les troubles tropbiques et vasculaires, conséqueueede la réaction défensive des tissus, doivent faire rejeter ces injections. Cette réaction va quelquefois jusqu'à la formation de tumeurs (paraffinomes>, la masse de paraffine étant enveloppée d'une véritable gangue néoplasique.
b) Hétkroplastie okbitaihe. — 1° Yeux de lapin. — Après les tentatives de Chibret (4885;, de Terrier (1886), et de Rohmer, de Nancy, Lagrange reprit la question, précisa la technique de l'opération et obtint des succès avec l'œil de lapin fraîchement énucléé
Après l'énucléation suivant la technique habituelle, un fil ayant été placé dans chacun des tendons des droits, le globe de lapin est introduit dans la cavité de Tenon, la cornée en arrière et le pôle postérieur en avant. Les quatre droits sont suturés l'un à l'autre au-devant du globe qu'ils maintiennent, puis la conjonctive.
Chez / enfant et avec des capsules de Tenon et des conjonctives non infectées, l'atrophie de l'œil inséré, qui ne manque jamais, s'arrête quelquefois suffisamment pour laisser un moignon mobile excellent. Mais, en règle, la résorption ultérieure est telle que le bénéfice retiré demeure insignifiant.
2° Greffe cutanée. — Elle a été conseillée par le professeur Rollet z. 11 prélève dans la région doltoïdienne une rondelle -de peau et de tissu cellulo-adipeux, qu'il place dans la cavité de Tenon. Puis, suturant à la peau chacun des droits, il rétablit ainsi l'équilibre et la fonction musculaires.
L'opération a été reprise par Sourdillc sous le terme d' « énucléation plastique 3 », avec cette seule différence que la peau est prise à la fesse, en arrière du grand trochanler. On en détache une rondelle de "28 à 30 millimètres de diamètre (réduite à 15 ou 16 après rétraction). La nutrition de la graisse se faisant difficilement et ayant entraîné à plusieurs reprises l'élimination partielle ou totale du greffon, l'auteur conseille de réduire l'épaisseur de la couche graisseuse à 2 ou 3 millimètres. Le moignon obtenu, saillant et mobile, communique à l'œil artificiel des mouvements d'une notableamplitude et les résultats immédiats sont satisfaisants ; mais ils ne sont pas définitifs et la résorption doit se reproduire dans la suite.
3' Greffe cartilagineuse (homoplastie). — Le cartilage costal, qui, de tous les tissus, a l'avantage d'être parmi les moins différenciés, a été employé par Carlotti et BailleuM. Après l'énucléation, un fil ayant été placé sur cha-
1. Lai,ra v;k, Annales d'oculistique, mai 1901, Archives d'ophtalmologie, 1905, p. 421.