‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 165 sur 297 · Hoi.i.bt, Soc. de mèd. de Lyon, 31 octobre · texte numérisé non relu

Hoi.i.bt, Soc. de mèd. de Lyon, 31 octobre

3. SouBuiLi.B, Société d'ophlatmoloqic, jnilli.-t 191(1, et Archives d'ophtalmologie, 1916, p. 356.

4. Cakujtti et Baili.ki.i., Annales d'oculistique, 20 novembre 1915, p. 101; Cai\lottf. Annales d'oculistique, 191*',, p. 17K.

cun des droits, préalablement détachés comme dans tous les procédés de greffe, on fait une incision cutanée de 10 centimètres, sur le cartilage costal libéré du périoste sur ses deux faces. On en résèque un fragment long d'un centimètre et demi qui est régularisé au bistouri et enfermé dans une compresse stérilisée. Chacun des tendons des droits, dans lequel on avait pris soin de passer un fil doublement armé, esl amarré sur le bloc cartilagineux en un point correspondant à son implantation normale sur le globe.

La technique la plus simple est de pénétrer, avec chacune des aiguilles du fil, sur les parties latérales et antérieures du bloc cartilagineux à petits coups (comme dans l'opération du strabisme lorsque l'aiguille chemine dans la sclérotique), cl de ressortir dans le cartilage à 7 ou 8 millimètres du bord libre. On fait ainsi à chacune des extrémités des 2 diamètres principaux du cartilage une suture on U et les lèvres de la muqueuse sont réunies. Aucun point n'étant enfoui on n'a pas S employer de catgul ou autre substance résorbable, plus capable de s'infecter. Une précaution importante est de comprendre dans l'aiguille peu de cartilage (car il est difficile d'enlever, les jours suivants, les fils trop profonds;, et de bien fermer la conjonctive.

L'emploi d'un lambeau porte-greffe, conseillé tout d'abord et ensuite abandonne, nous a semblé inutile. Ce lambeau, linguiforme, était pris le long de la paupière supérieure et parallèlement à elle. Après l'avoir t'ai! glisser sous un tunnel taillé au-dessous du canthus externe, il était introduit dans l'orbite et fixé par sa face profonde au greffon cartilagineux pour assurer sa nutrition les premiers jours.

Avec notre collègue et ami Ombrédanne, chef du secteur chirurgical de la IXe région, nous avons pratiqué au Centre ophtalmologique de la région la greffe cartilagineuse avec des résultats immédiats excellents. Le moignon est aussi mobile et aussi saillant, que celui résultant de l'ablation du segment antérieur; la prothèse est parfaite et l'illusion absolue.

Des observations prolongées nous renseigneront sur la valeur du procédé. Mais déjà, les résultais des greffes cartilagineuses en d'autres points du corps et la manière dont se comporte le cartilage, qui ne se résorbe pas dans la suite, nous permettent de supposer qu'il doit en être de même dans la cavité de Tenon.

Le seul inconvénient du procédé est de l'aire subir au blessé une opération supplémentaire de prélèvement et surtout de n'être utilisable que si la cavité résultant de l'énucléalion est aseptique.

Pour remédier à ces deux inconvénients, Magitot a conseillé l'inclusion dans la cavité militaire d'un cartilage formulé auquel on suture les deux muscles droits, externe et interne, puis la conjonctive au-devant de lui.

Magitot se sert du cartilage costal de veau fraîchement abattu, immergé' pendant trois semaines dans le formol à 20 p. 100, puis bien lavé. Quelques mois plus tard, le fragment est enlevé et remplacé par un cartilage vivant prélevé sur le sujet lui-même 1.

Dans le cas cité par l'auteur, les muscles adhéraient au cartilage animal et son remplacement ultérieur par du cartilage humain nous semble inutile.

Nous avons essaye à la Clinique ophtalmologique de Tllôtel-Dieu. partant des résultats obtenus par Nageolte et Scnccrt avec le tissu conjonctif, de remplacer le cartilage par des fragments de tendon d'Achille de veau conservés dans l'alcool. Les résultats immédiats

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