B. — REFOULEMENT ET LIGATURE DU PTÉRYGION
Refoulement. — Le ptérygion est soigneusement disséqué jusqu'il la base, rabattu en dehors et laissé en place: puis on suture la conjonctive comme précédemment. Si plus tard il survient un gonflement gênant, il est excisé par un simple coup de ciseaux. Ce procédé, conseillé pour éviter plus sûrement les récidives, n'est guère employé.
Ligature. — N'ous en dirons autant de la ligature. Un fil de soie muni de deux aiguilles courbes est passé sous le ptérygion, l'une tout contre le limbe au-dessous du col, l'autre sous la base Le fil étant coupé en son milien. on obtient ainsi trois ligatures qui étranglent le ptérygion, l'externe à sa base, l'interne à son sommet et celle du milieu à la partie moyenne.
Fig. 278. — Excision du ptérygion.
Suture des lèvres il<' la plaie conjonctivale après l'excision. — La surface d'implantation sur la cornée a été cautérisée.
OPÉRATIONS SUR LA CONJONCTIVE
Les fils sont laissés trois jours en place et le ptérygion s'atrophie. Mais le procédé est mauvais, car il augmente la rél raction de la muqueuse (fig. 279).
De plus il laisse iutaote la tète du ptérygion, qui constitiio pour la cornée un danger permanent et forme un bourrelé! disgracieux. Aussi cette méthode est aujourd'hui abandonnée.
Fig. 279. — Liyalure du ptérygion.
C'est pour éviter cette rétraction qu'on avait proposé de compléter l'excision par la greffe conjonctivale, procédé très rationnel, mais qui a l'inconvénient de compliquer l'opération.