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V. TttmBX. — Chirurgie de l'œil

OPÉRATIONS SUR LA CONJONCTIVE

sèment nalurel, empêcbarat tout chevauchement et favorisant par là-môme la guérison.

Le lamheau ne sera pas trop épais et on aura soin de ne pas trop enlever de tissu fibreux avec le tissu sous-conjonctival. Après une honne hémostase, il est étalé sur la perle de substance à combler en évitant l'enroulement de ses lèvres, de telle manière que la surface cruentée repose partout sur la plaie ou l'ulcère à recouvrir.

Puis la coaptation étant bien maintenue, on place quelques sutures (le moins possible). La paupière supérieure est soigneusement abaissée au-devant du globe et un pansement binoculaire en assure l'immobilité.

La cicatrisation de la perte de substance conjonctivale se fait sans réaction ni rétraction cicatricielles. Lors du premier pansement elle montre un léger exsudât blanc-grisâtre, d'aspect diphléroïde, qui se laisse incomplètement détacher avec la pince, mais il disparaît en quelques jours et il n'est pas nécessaire de recourir, pour l'éviter, à la suture de la plaie conjonctivale.

De même il ne se produit jamais d'adhérences entre les parties saines de la cornée éventuellement recouvertes par la conjonctive, mais seulement entre la muqueuse conjonctivale et la perte de substance cornéenne.

Ou se servira de petites aiguilles courbes, à chas fermé, de préférence au chas ouvert, capable de se désenfiler au moment opportun, et de soies noires 00 et 000 stérilisées en tubes dans la vapeur d'alcool plutôt qu'à l'ébullition qui les ramollit et les gonfle. Si l'on veut mettre des sutures inamovibles, toujours précieuses ici, car leur ablation peut, sous l'influence de la contraction de l'orbiculaire, rouvrir une plaie incomplètement cicatrisée, on se servira du tendon de renne 00, de préférence an catgut, suivant la technique préconisée par A. Terson.

Les fils sont passés sans nœuds dans l'aiguille prise dans le porteaiguille de Landolt, préférable ici à celui de Sands, utilisé dans les opérations musculaires et palpébrales, mais dont le ressort àdéclanchement brusque donnerait des secousses fâcheuses.

Les lèvres de la muqueuse seront prises avec une petite pince à griffes en U qui, saisissant à plat et étendant le lambeau, permet à l'aiguille de passer entre les branches sans aucune pression sur les parties profondes.

Pour la même raison on sera quelquefois obligé de recourir aux doigts d'un aide exercé, ou mieux à de petits releveurs de Desmarres plutôt qu'au blépharostat, capable de déterminer une hernie des membranes profondes et du vitré, accident peu à craindre cependant avec le blépharostat de A. Terson, souple, léger et pouvant être enlevé à tout instant.

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