‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 213 sur 297 · J. F.. Weeks, Congrès de Londres l'JI'J · texte numérisé non relu

J. F.. Weeks, Congrès de Londres l'JI'J

OPERATIONS su; LA CONJONCTIVE

velé les sept ou huit premiers jours. Les sutures sont enlevées du sixième au huitième.

La guérison s'accompagne d'une légère rétraction du greffon qui commence environ quinze jours après l'opération et se continue pendant deux à trois mois. Aussi il sera bon de placer l'œil artificiel dès la troisième semaine afin de s'opposer en partie à celle rétraction.

Mais il faut craindre la résorption du lambeau dans les annéesqui suivent.

2° Greffe épidehmique. — Le point important est d'obtenir une bonne adhérence afin d'assurer la nutrition du lambeau.

a) Greffe simple. — Le lambeau dermo-épîdermique ayant été détaché suivant la méthode de Thiersch (section avec le rasoir de L'épidémie avec lu moitié superficielle du derme seulement) on coiffe avec ce lambeau une coque artificielle en mettant la surface cruentée à l'extérieur. Introduisant alors la coque dans l'interstice avivé des paupières, on applique ainsi le lambeau en bonne place et celui-ci est maintenu bien en contact avec la surface cruentée du symblépharon par la coque de verre. Les paupières seront suturées pendant cinq à six jours afin d'assurer l'immobilisation du lambeau et on évitera tout antiseptique. L'opération sera très aseptique et on se servira seulement delà solution salée physiologique, tant pour recueillir le lambeau muqueux ou dermique que pour laver la surface à recouvrir.

11 est rare que le résultat soit durable, en raison de la résorption consécutive. Au contraire, réversion des paupières après leur libération, préalablement à la greffe cutanée, conseillée par Morax, fournit à celle-ci une nutrition excellente et le procédé est très recommandante dans les cas où les culs-de-sac ont entièrement disparu. Aussi le décrirons-nous avec détails.

b) Grcffescpidermiqu.es après éversion et libération palpébrales ("Morax). — Le principe est le suivant: on crée deux larges volets dont la surface cruentée est renversée au dehors et dont les bords sont fixés à la peau après avivement de celle-ci. De larges greffes épidermiques sont appliquées sur la surface cruentée. Après trois semaines les volets sont remis en place et soudés parleurs bords avivés ; une coque en élaiu on en émail est laissée entre les volets et le fond de la cavité tapissé de la greffe. Six semaines à trois mois après ce deuxième temps les bords palpébraux sont désunis et la prothèse devient possible.

On attendra bien entendu, comme pour loules les autoplastics, que les phénomènes infectieux aient complètement disparu et on veillera à une rigoureuse asepsie, non seulement à l'aide de gants stériles mais en évitant tout contact septique, d'autant plus facile que la greffe est prélevée à distance. Le facteur temps en matière d'autoplastie est, on le sait, un élément indispensable dont il faut tenir compte et l'opération comporte trois interventions faites dans le cours de trois mois.

L'aneslhésie locale, combinée à l'anesthésie régionale, suffit.

ha toilette de la région à opérer aura été soigneusement faite et la peau badigeonnée avec notre mélange à parties égales de la solution de teinture d'iode, de glycérine et d'alcool à 90°.

Technique. — Première intervention. — Incision cutanée horizontale, longue de A à 6 centimètres, profonde de 4 à 5 millimètres, à travers la peau et le tissu cellulaire sous-jacent et correspon-

1. Morax, Technique nouvelle pour le traitement du symblépharon total, Ann. d'oculis tique, 1917, p. 321, et 1918, p. 223.

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