Bàun et Khaldkt, Journal de radiologie, p
2. HâOCTziK-DATipgos, Localisation by X rayt and Stereoseopy. Lewis and <;°. London, IÔ16.
3. Mo* « * <'t BéctlMB. Localisation >!<•* corps étrangers do L'œil. Société de radiologie, 1909.
OPÉRATIONS SUR L'ORBITE
artificiel, avec incrustée au centre une petite croix en platine formée de deux branches respectivement perpendiculaires, l'une verticale, l'autre horizontale.
On peut se servir de coques de verre, sorte d'yeux artificiels, placées à la surface du globe et sur lesquelles la cornée est figurée par un cercle découpé dans une feuille d etain, ou mieux, dans lesquelles le verre est plus riche en plomb en ce point (Wessely). Elles se profilent sur l'écran ou sur la plaque sous forme d'une ombre très fine mais toujours bien visible et jamais assez opaque pour masquer celle du corps étranger, contrairement à ce qu'on aurait pu craindre au premier abord pour les très petits fragments, en particulier dans l'exa-
Fig. 371 et 372. — Radiographie stéréoscopique d'un œil blessé renfermant deux corps étrangers et sur la cornée duquel a été disposée une capsule en verre à base de plomb.
men fronto-occipital. Mais en pareil cas ils seraient tout d'abord cachés par le massif crânien.
Lorsque la prothèse est convenablement faite, la coque se meut avec le globe auquel elle adhère et n'entraîne aucune gêne, l'œil ayant été cocaïné au préalable. Deux examens ou deux épreuves, l'une de profil, l'autre de face, suffiront à localiser le corps étranger; la première donnera sa distance au pôle antérieur de l'œil en hauteur ou en profondeur, la seconde en hauteur et en largeur. On s'assurera bien entendu tout d'abord que la coque oculaire suit les mouvements du globe.
Enfin, plus simplement encore on se servira de montures de lunettes ordinaires. Elles ont l'avantage de ne point nécessiter l'introduction de corps étrangers dans les culs-de-sac eonjonctivaux, ce qui n'est pas sans intérêt si l'œil est ouvert, enflammé ou douloureux. Les résultats nous ont toujours paru suffisants, surtout si l'on se sert d'une paire de lunettes ordinaire, dont les verres ont été enlevés et remplacés par deux fils métalliques tendus perpendiculairement l'un
CORPS ÉTRANGERS DE L'Œil. ET DE L'ORBITE 477
à l'autre, l'un du milieu du bord supérieur au bord inférieur, l'autre du coté interne à l'extrémité externe de l'ovale qui encliAssait le verre. On peut même se servir de fils de plomb, facilement malléables et qui se laissent mouler sur le globe. Les lunettes sont appliquées sur les paupières fermées ou légèrement entrouvertes afin d'éviter la rotation supérieure et externe du globe consécutive à une occlusion violente.
Velter a préconisé l'emploi de grains de plomb très petits, n° 12 ;plombde Paris!, montés par simple pincement sur un lil et qui sont fixés sur le globe aux deux extrémités du diamètre vertical de la cornée, en faisant une prise superficielle comme pour une suture de la cornée. Deux radiographies, de face et de profil, deux calques avec schéma très simple, permettent une localisation d'une grande précision *.
Chéron schématise le globe oculaire dans l'espace au moyen de deux dessins inspirés des anaglyphes et formés de cercles entrecroisés, représentant l'aspect droit et gauche d'un œil vu de profil, puis superpose ces schémas établis une fois pour toutes à deux radiographies stéréoscopiques de l'œil blessé. Le globe oculaire est rendu visible sur les clichés et il suffit d'examiner ceux-ci au stéréoscope pour se rendre compte, par le simple effet du relief et de la perspective, de la situation exacte du projectile par rapport au globe2.
Toutefois, les contours de l'œil ne laissant aucune trace sur la gélatine des clichés, la cornée aura été recouverte d'une petite cupule de verre au plomb (fig. 371 et 372) ou bien on aura fixé aux extrémités de son diamètre vertical un grain de plomb.
Tous ces procédés de détermination n'ont d'ailleurs qu'une valeur très relative, hormis les cas très rares où l'on peut tenter l'extraction au travers de la sclérotique au moyen du petit aimant introduit dans l'intérieur de l'œil ou à l'aide d'un instrument aimanté.
Une seule chose importe : le corps étranger est ou n'est pas dans l'intérieur du globe. La radiographie de l'œil dans deux positions successives nous renseigne exactement sur ce point. Celui-ci tranché, le reste n'a guère d'intérêt clinique. [Si le fragment est extra-oculaire, sa localisation exacte dans l'orbite n'a qu'un intérêt minime, puisque hormis les corps étrangers volumineux, l'abstention est la règle.
Si l'ablation est décidée, après la détermination approximative du siège du corps étranger au moyen de deux radiographies, l'une de face, l'autre fie profil, le contrôle intermittent de l'écran au cours de l'opération nous parait la technique la plus recommandable.
Si le corps étranger est dans l'œil, et s'il s'agit d'un fragment ma-