‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 243 sur 297 · CORPS ETRANGERS DE U<MIL ET DE U0R31TE · texte numérisé non relu

CORPS ETRANGERS DE U<MIL ET DE U0R31TE

les contacts extérieurs) et après régularisation si besuin est des lèvres de la plaie selérale, sa surface esl touchée avec notre mélange iodé ou même avec la pointe du galvano-cautère s'il existe un début d'infection.

Deuxième temps : Extraction de l'éclat intra-oculaire. — A.. Avec le <jrvs aimant. — Si l'éclat n'est pas déjà apparu entre les lèvres de la plaie cornéenne ou cornéo-sclérale au moment de l'application diagnostique du gros électro-aimant, ce qui est exceptionnel, ce dernier est approché à nouveau.

Bien entendu, comme pour l'épreuve diagnostique, iL ne sera de mise que s'il s'agit d'un corps étranger de très petites dimensions. Dans le cas contraire, mieux vaut ne pas se servir du gros aimant, à moins que le fragment ne soit très antérieur et très superficiel, en raison des désordres que pourrait provoquer sa migration des parties profondes vers la périphérie.

L'extrémité conique est amenée et appliquée tout d'abord sur le limbe, de préférence du côté où l'examen ophtalmoscopique et radiographique auront pu révéler la présence du corps étranger, de manière à l'attirer à la périphérie de l'iris en déterminant le minimum de désordres. On provoque alors des alternatives de courant et de repos, tandis qu'on surveille les mouvements de soulèvement de la racine de l'iris et la douleur caractéristique accusée au moment du passage du courant. Si besoin est, ces tentatives sont répétées et le sommet du pôle de l'aimant est arrêté successivement aux différents points de la cornée et du limbe, tandis qu'on continue les alternatives de courant et de repos (fig. 37a).

Il est important de noter le moment et le siège exacts [de la saillie irienne. Le courant sera coupé aussitôt son apparition si on veut éviter l'enclavement du fragment dans le tissu irien.

La pointe du gros aimant sera toujours appliquée tout contre la cornée (un écart de quelques millimètres seulement entre les deux diminue la puissance de traction dans une proportion considérable) et on donne alors tout le courant, afin par cette application brusque de dégager le corps étranger s'il est enclavé dans la rétine ou la choroïde.

Si on a réussi à mobiliser le corps étranger, il est amené au contact de la face postérieure de l'iris soulevée, et par des déplacements correspondants de la pointe, on cherche à le faire passer, par la pupille ou par une déchirure de l'iris, de la chambre postérieure dans l'antérieure. Pour ce second lumps, souvent on se trouvera bien, changeant le pôle aimanté do place, de le porter du côté opposé de la cornée, entre le limbe et la pupille. Puis, tandis (mon fait passer le courant, l'aimant attire l'éclat magnétique dans le champ pupillaire en le faisant glisser entre la face antérieure du cristallin et la faco fi TERflie*. — Cliirur'jiv de l'œil. Ut

OPÉRATIONS SUR L'ORBITE

postérieure de l'iris. Il tombe alors dans la chambre antérieure et ce second temps est en général beaucoup plus rapide <|ue le premier, Le fragment ayant été mobilisé et obéissant facilement à l'aimant.

oculaire. (Précis de Morax.)

B. Avec le petit aimant. — Le gros aimant est abandonné et on procède à l'extraction définitive de l'éclat au moyen du petit électro-aimant à main. On choisira une pointe de couduie et de forme appropriées à la situation de l'éclat et aux dimensions de la plaie. Le courant passe et la pointe est introduite au contact du corps étranger, soit au travers* delà plaie cornéenne ou cornéo-sclérale si elle est suffisamment large (elle serait agrandie au besoin en la continuant vers le limbe), ou après incision limbaire classique à la pique au point le plus convenable si la plaie est trop étroite.

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