‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 265 sur 297 · I. Vai.idk, Sor. franr . d'itphtnlm., C ftU !) mal · texte numérisé non relu

I. Vai.idk, Sor. franr . d'itphtnlm., C ftU !) mal

OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES

II. — RÉTRÉCISSEMENT OU FERMETURE DE LA FENTE PA LPÉBRA LE. T. I RSORRHA PHIE .

Objet et indications. — La suture.dcs paupières (larsorrhaphie), partielle ou totale, répond à des indications multiples :

a) Protéger la cornée insuffisamment recouverte à la suite de lagophtalmos (paralysie laciale ou maladie de Basedow).

b) Si la cornée a perdu sa sensibilité (kératite neuro-paralytique) et lorsque le réflexe palpébral a disparu.

c) Pour remédier à un ectropion sénile ou paralytique peu accentué, exceptionnellement à l'agrandissement de la fente palpébrale résultant delà ténotomie du droit interne, ou enfin à une exophlalmie (tarsorrhaphie angulaire).

d) La tarsorrhaphie sera faite avant toutes les opérations plastiques (blépharoplastie, etc.), afin d'éviter la rétraction cicatricielle post-opératoire.

e) Elle peut être indiquée après l'énucléation lorsque, en raison de brides fibreuses étendues, la coque artificielle ne peut être supportée.

f) Monthus l'a recommandée dans les traumatismes graves du globe pour prévenir l'infection et protéger l'oeil au même titre que l'enfouissement du globe oculaire et la suture en bourse.

g) Dans le kératocone elle peut remplacer la compression et a sur celle-ci l'avantage de ne pas irriter l'œil et de ne pas favoriser la production d'une taie.

Totale dans les cas d, e, l'opération sera le plus souvent partielle. On ne peut donner ici de règles précises, mais la suture médiane suffirait presque toujours.

h) Enfin, lorsqu'un ulcère de la cornée tarde à se cicatriser on n'hésitera pas à recourir à la tarsorrhaphie médiane. Celle-ci, le plus souvent, calmera aussitôt les douelurs qui, jusque-là, résistaient à tous les traitements et l'ulcère se cicatrise rapidement. Le traitement ultérieur n'est nullement gêné; il est possible, par les parties interne et externe de la fente palpébrale demeurées libres, d'introduire les différents collyres et pommades. On hésite trop souvent à recourir à ce moyen très simple et qui n'entraîne aucun dommage.

A. — TARSORRHAPHIE TOTAL!-:

Manuel opératoire. — Instruments. — Pince à disséquer, ciseaux courbes pointus, aiguilles courbes enfilées et pince porte-aiguille.

Technique. — Premier temps. — Avive ment des lèvws meibomiennes — L'anesthésie locale suffit; on fait une injection de novocaïnc tout le long des lèvres meibomiennes. Se plaçant à droite ou

Page 1