‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 275 sur 297 · Duverger, Arch. d'ophtalm., 1917, p · texte numérisé non relu

Duverger, Arch. d'ophtalm., 1917, p

Résection cutanée. — Procédé de Szymanowski. — Ce n'est qu'une modification de celui imaginé par Oieflenbach, puis exécuté par Desmarres. L'opération est réservée à l'eclropion sénile et ne sera pratiquée rpj'à la paupière inférieure.

Manuel opératoire. — Après avoir excisé la lèvre ciliaire de la paupière inférieure sur une étendue de 5 à 6 millimètres à partir du canthus externe (a b, fig. 4i2), on enlève au bistouri un lambeau cutané triangulaire très allongé comprenant la peau et l'orbiculaire et avant son sommet à 7 ou 8 millimètres au-dessus du canthus externe (a c d).

Le lambeau inférieur r. a b mobilisé, est attiré obliquement en

haut et en dehors de manière à amener le point a en d. Cinq ou six sutures rapprochent les lèvres de la plaie et fixent le lambeau dans cette position. La partie externe de la paupière inférieure est remontée et l'ectropion disparaît (fig. 443).

Résultai. — Très satisfaisant. L'opération et celle de Terson, qui la complète, méritent d'être recommandées. Ce sont, croyons-nous, avec la résection tarso-cutanée les meilleures à employer dans cette variété d'ectropion l.

Procédé de A. Terson. — La cautérisation avec le nitrate d'argent ou à l'aide du thermo-cautère de la conjonctive tarsienne éversée et l'excision d'une bandelette de la muqueuse suivant toute la largeur rie la paupière et parallèlement à son bord libre étaient autrefois très employées. M. A. Terson joint à l'excision d'une bandelette conjonclivalc la résection d'un triangle cutané sans toucher à la commissure.

Premier temps. — Résection d'une large bandelette conjonctivale allant d'une commissure à l'autre, en arrière du canalicule lacrymal, et n'intéressant pas le tarse. On se tiendra à 1 millimètre et demi du bord palpébral et à 1 millimètre cl demi du cul-de-sac conjonctival Cfig. ÏH).

Fig. 442. — Procédé de Szymanowski.

Tracé di-s incisions.

Fig. 443. — Procédé de Szymanowski.

Résultat.

I. A. Trasoj/ Traitement de l'ectropion sénile. ArcU. d'ophlaln., 1896.

550 OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES

Deuxième temps. — Excision à la région commissurale externe

Fie.. 444.

- Eclropion sénile Terson).

Fig. 415. — Eclropion sênile A. Tersoh). Résultai.

d'un triangle cutané comprenant la peau et Torbiculaire et dont l'étendue est réglée par le degré d'ectropion. On se rend compte approximativement des dimensions à donner au triangle en pinçant la peau de manière à corriger l'cctropion. La commissure externe doit être respectée (fig. 444 .

Troisième temps. — Quatre ou cinq sutures rapprochent les lèvres de la plaie cutanée (fig. 445). La suture de la plaie conjonctivale est inutile ; elle donne un plissement irrégulier.

Opération par glissement sans résection.

Procédé de Lagleyzb. — Le procédé est élégant mais comme les suivants, le résultat est peu durable en l'absence de point d'appui solide. On pratique deux incisions parallèles au bord palpébral aa' bb\ distantes

Fig. 446. — Eclropion sénile. Pro- Fig. 447. — Eclropion sénile. Pro-

cédé de Lagleyze. Tracé des cédé de Lagleyze. Résultats,

i misions.

l'une de. l'autre d'environ un centimètre et réunies par nue troisième incision oblique (fig. 446).

Les deux lambeaux qui en résultent, situés d'abord bout à bout, sont libérés puis allongés, et enfin suturés dans la position de la figure, ce qui amène un raceoureisseinent de la paupière et fait disparaître l'ectropion (fig. 447).

Pkocédé de Truc. Puockuk en vanne. — Dans l'ectropion consécutif a l'énucléatiou et développé à la suite du port de l'œil artificiel, eclropionex vacuo, M. Truc conseille le procédé suivant (procédé en vanne). L'opération comprend deux ou trois temps, suivant qu'on y ajoute la taille d'un lambeau antoplastique temporal ou la résection de celui-ci.

A. Relèvement en vanne simple. Premier temps. — Dédoublement vertical de la paupière en deux lames par une incision intermaginalc profonde, s étendant d'une commissure à l'autre. Le dédoublement doit être d'autant plus profond que l'inversion marginale et la réduction de la cavité conjonctivale sont plus accentuées (fig. 448).

Deuxième temps. — Relèvement en vanne de la lame antérieure. — Avec des pinces on avec trois anses de fil passées à travers la lame antérieure mus-

Fig. 448 et 449. — Procédé en vanne simple (Truc). La ligne noire verticale représente la ligne d'incision intermarginale.

culo-cutanée, on relève celle-ci par glissement au-dessus de la lame postérieure à hauteur voulue; puis les deux lames sont fixées dans cette position par transfixion mneo-cutanée (fig. 449).

Si la lame antérieure, détachée du tarse et de la conjonctive, a besoin d'être peu élevée, lors d'eclropion peu accentué, la cicatrisation ultérieure la nnversera légèrement en dedans, en entropion compensateur de l'ectropion primitif, et cette lame formera un bourrelet suffisant pour contenir l'œil artificiel '.

Si, par suite du degré extrême de l'ectropion ou de l'insuffisance de la cavité conjonctivale, cette lame antérieure détachée du tarse a besoin d'être très élevée, elle pourrait provoquer, par retournement, cicatriciel en ectropion, du trichiasis et mieux vaut lui donner une doublure de soutien ou la raccourcir, ("est l'objet du troisième temps.

H. Troisième temps. — Relèvement en vanne avec lambeau auloplastique temporal formant doublure de soutien. — Après exécution des deux premiers temps ou taille un lambeau pris horizontalement dans la direction

I. Truc, Nouvelle opération nutoplastlque do l'ectropion de la paupière Inférfeure eotuéeuitt à rémictéallon de Parti. Areh. d'ophtalm., 1897, p. .">!i2.

OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES

des plis commissuraux el comprenant la peau-ct un peu de tissu cellulaire Il esl détaché du somme! externe jusqu'à sa base interne laissée adhérente

Fig. 450. — Procédé en vanne avec lambeau auloplastique temporal (Tnuc).

puis on le fait passer sous un pont commissural de manière à l'appliquer contre la lame antérieure el il est suluré clans cette position (fig. 450).

G. Relèvement en vanne el raccourcissement du bord palpébral. — On exécute les deux premiers temps comme tout à l'heure mais l'incision intermarginale qui divise la paupière est prolongée à la tempe jusqu'audessus de la fente palpébrale.

La lame larsc— muqueuse est attirée en bas comme dans le procédé en vanne par des fils armés de deux aiguilles qui ressortent à la peau à un demi à 1 centimètre au-dessous du bord ciliaire.

Pour obtenir le raccourcissement palpébral, on excise a la tempe un

Fig. 451. — Procédé en vanne avec raccourcissement du bord palpébral.

lambeau de peau triangulaire (fig. 451) et on réunit ses bords par des sutures, comme dans les opérations de Szymanowski et de A. ïerson, ce qui a pour résultat de relever le bord palpébral. On ménagera bien entendu le point lacrymal en faisant passer l'incision en dehors de lui.

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