EXCISION D'UN LAMBEAU CUTANÉ
Le procédé était déjà employé au moyen «âge et probablement même par les anciens Arabes. On résèque un lambeau cutané ovalaire sur toute la largeur de la paupière, et d'autant plus haut que l'on veut obtenir un effet plus considérable.
On se rendra compte approximativement de l'étendue de peau à réséquer en pinçant celle-ci horizontalement et en demandant au sujet de fermer l'œil. 11 suffira qu'il y réussisse avec peine et que les paupières demeurent écartées d'un ou deux millimètres.
Sans doute il faut craindre de trop exciser mais la peau se relâche dans la suite et on regrettera souvent de n'avoir pas fait assez, cequi toutefois vaut mieux que d'avoir à se reprocher le contraire, car il est alors facile d'y remédier en répétant l'intervention.
L'anesthésie locale suffit. Après injection sous-cutanée d'un à deux centimètres cubes de la solution de novocaïne à 2 p. 100 le long des deux lignes d'incision et attente suffisante, la paupière est tendue sur la plaque de métal et la peau est incisée: en bas, suivant une li„rne courbe à concavité supérieure, distante à sa partie moyenne de i à 5 millimètres du bord libre. Cette incision inférieure rejoint une incision supérieure à concavité inférieure et distante de la première de 6, 8, 10 millimètres. Le lambeau cutané ainsi délimité est excisé et les lèvres de la plaie soigneusement rapprochées par 3 à 4 points de suture. Un pansement à l'adhésol suffit.
La méthode est infidèle: la peau, extensible se relâche par la suite. Elle ne serait employée que dans les ptôses cutanées ou faiblement paralytiques, jamais dans le ptosis congénital où la paupière ptosique est déjà plus courte que la congénère.
Afin d'obtenir un effetplus considérable on peutexciser une portion du muscle orbiculaire, ou même un fragment du tarse et l'opération ainsi combinée a été régularisée par Gillet de Grandmonl.
Procédé de Qillet de Grandmont.. — Incision de la peau à 4 ou G millimètres du bord libre et parallèlement a lui sur une longueur de 2 centimètres et demi environ.
Les deux lèvres sont disséquées et le muscle orbiculaire excisé dans la parlie correspondante, de manière à mettre à nu la presque lolalilé du tarse, depuis le bord ciliairc jusqu'à son bord supérieur. Le larse est incisé a 2 oh-4 millimètres du bord libre, sur loute la largeur de l'incision cutanée.
On fail alors au-dessus de la première une seconde incision curviligne à
OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES
concavité inférieure, don ( les extrémités rejoignent celles de la première el circonscrivenl un lambeau donl la hauteur à sa partie moyenne correspondras peu près à La valeur du ptOSÎS.
Le lambeau est excisé el avec lui les tissus qu'il comprend donl une partie est toujours le tarseel l'autre le muscle orbito-palpébral. Puisle lambeau supérieur ou orbito-palpébral esl suturé par trois points avec le lambeau inférieur ou tarsal, sans toucher à la peau1.