Dhansart, Bulletin méd. du nord de la France, juin 1S
OPÉRATIONS DU PTOSIS
et les deux chofs clo chaque nnse de fil sont noués et serrés sur un petit rouleau de gaze. On place ainsi deux ou trois sutures.
Fig. 462. — Opération du ptosis.
Les nœuds sont resserrés tous les 4 ou 5 jours et finissent par couper la peau, créant un trajet cicatriciel qui relève la paupière.
Sutures après résection cutanée (de Wecker et Masselon). — Afin de supprimer le bourrelet cutané, toujours disgracieux résultant de la suture, on résèque d'abord un lambeau ovalaire, comprenant la peau et le muscle orbiculaire (fig. 463). Puis les aiguilles, introduites de bas en haut, à 4 millimètres du bord palpébral, cheminent verticalement sous la peau de la 'pau-
Fio. 463. — Ptosis. Suture après ré- Fig. 464. — Ptosis. Suture après ré-
section cutanée. Placement des fils. section cutanée. Résultat
pière, en avant du tarse, pour ressortir au-dessus du sourcil après avoir traversé profondément les fibres du muscle frontal (fig. 403).
Les fils, modérément serrés sur un petit rouleau de gaze, sont resserrés ou desserrés tous les trois ou quatre jours suivant l'effet obtenu (fig. 464).
OPÉRATIONS SUR LES PAUPIÈRES
Procédé de Panas. Anastomose palpébro- frontale1. — Panas, au lieu de relier la paupière au muscle frontal par des fils et de chercher à créer des tendons artificiels de tissu cicatriciel entre elle et le front, imagina un procédé plus chirurgical. 11 réunit directement la peau de la paupière à celle du front et le tarse au muscle frontal lui-même, véritable blépharoplexie (A. Tcrson).
L'opération comprend trois temps. L'anesthésie locale par injection souscutanée suffit. Le sourcil aura été rasé au préalable.
1° Taille d'un lambeau pédicule. — La paupière étant bien tendue sur la plaque, on fait une première incision horizontale sur le pli orbilo-palpébral supérieur, et des extrémités de celle-ci partent deux incisions divergentes. Le lambeau trapézoïde ainsi formé, comprenant la peau et l'orbiculaire, est
disséqué de haut en bas et le squelette fibreux de la paupière est mis à nu ifig. 465;.
2° Incision sbmi-ciuculaiue le long du bord supérieur du sourcil, intéressant la peau et la couche musculaire, et située en regard de la première incision. Saisissant avec une pince le pont cutané ainsi délimité, on le mobilise par transfixion à l'aide du bistouri passé au-dessous et rejoignant les deux incisions.
3° Sutures. — Deux ou Fig. 465. — Opération du ptosis. Procédé de Panas. trois f jjg armés de deux
aiguilles sont passés au sommet du lambeau pédicule. Une pince est introduite fermée sous le pont cutané et saisit les deux chefs de chaque fil qui glissent au-dessous et entraînent le lambeau jusqu'à la boutonnière frontale où il est suturé.
Si l'effet obtenu est insuffisant, il suffit d'exciser le sommet du lambeau dans l'étendue jugée nécessaire avant de le suturer. Si au contraire 1 effet obtenu est trop considérable, on fixe le pédicule en un point moins élevé.
Afin de diminuer le plissement de la peau et de rendre la cicatrice moins visible on excisera, à la fin de l'opération, les deux replis latéraux dont on suture ensuite les deux lèvres.
L'inconvénient de la méthode est de laisser une cicatrice apparente qu'on évitera par le procédé d'Angclucci.
Anastomose par languettes latérales.. — C'est un dérivé de la méthode de Panas. Au lieu d'une large languette médiane, on taille deux languettes latérales qui, après un trajet sous-cutané sont fixées comme précédemment au muscle frontal et à la peau du front. Le pli palpébral normal qu'on observe dans l'élévation du regard, résultant du glissement de la peau de la paupière sur le tarse, est moins effacé qu'avec la languette médiane de Panas et lé résultat esthétique un peu meilleur.
1° La paupière étant soulevée sur la plaque, deux incisions longitudinales, parallèles au bord libre, intéressent la peau et rorbiculaire.