‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 82 sur 297 · II. — PENDANT LE DEUXIÈME TEMPS · texte numérisé non relu

II. — PENDANT LE DEUXIÈME TEMPS

a) Résistance de l'iris, qui ne se laisse pas attirer s'il y a des synéchies postérieures nombreuses. On tentera de le saisir plus largement, à l'aide de petites pinces courbes munies sur leur convexité dégriffés solides (pince de A.Terson) et de le détacher (iridorrhexis . Souvent le procédé échoue, ou bien le slroma seul est enlevé et la couche pigmentée reste adhérente.

b) Hémorragies . — L'accident est surtout à craindre dans les glaucomes malins ou hémorragiques, pour lesquels l'iridectomie ne doit pas être tentée.

1" S'il apparaît aussitôt après la section, le sang remplit la chambre antérieure et s'écoule au dehors: le cristallin même peut être expulsé lors d'hémorragie abondante.

2" Après l'excision de l'iris, l'hémorragie est généralement minime et le sang sera évacué avec la spatule. Dans les cas sévères on aura recours aux compresses glacées et aux instillations répétées d'ésérine (le myotique en contractant les vaisseaux peut empêcher le retour de l'hémorragie), et au pansement compressif.

3" Les hémorragies ue la rétine s'observent quelquefois. Elles résultent de la détente brusque des vaisseaux et ont peu de gravité, exception faite pour celles qui siègent dans la région maculaire. Elles disparaissent rapidement.

c Irido-dialyse. — La déchirure de la racine de l'iris survient lorsque la pointe de la pique, intéressant la membrane pendant la section, l'a entraînée et détachée de son insertion périphérique.

Mais elle s'observe surtout chez les sujets nerveux au moment du deuxième temps.

Aussi on ne saurait-on procéder avec trop de douceur, surtout si l'iridectomie est faite au cours de l'extraction de cataracte, car la saisie de l'iris peut déterminer une contraction violente de l'orbiculaire qui suffit à expulser le cristallin et une partie du vitré.

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