‹ Chirurgie de l'oeil et de ses annexes [electronic resource]Chapitre 86 sur 297 · Aiudie, Ann. d'oculisli<iue, l. X.GI1I, 1885, p · texte numérisé non relu

Aiudie, Ann. d'oculisli<iue, l. X.GI1I, 1885, p

I M DO- DIALYSE ET S¥N$CHOTOMlE

SYNÉCHIBS POSTÉRIEURES

Elles sont la conséquence de poussées répétées d'ir-itis et toutes les opérations dirigées contre elles sont le plus souvent insuffisantes.

Traitement prophylactique. — C'est le meilleur. 11 réside dans les instillations répétées d'une solution d'atropine au centième aussitôt l'iritis reconnue.

Ce diagnostic de Ciritis est généralement facile. Le sujet accuse des douleurs vives dans le globe oculaire, au pourtour de l'orbite et dans la moitié correspondante de la tète, à moins qu'il ne s'agisse d'une iritis torpide.

L'œil présente une rougeur modérée et Vinjection périkératique, déjà signalée dans les kératites, est encore plus nette ici. La membrane irienne, les vaisseaux étant dilatés, semble plus épaisse et la pupille est petite. La surface de l'iris a perdu son brillant et, si l'inflammation est intense, par suite des exsudais et du trouble de l'humeur aqueuse, elle prend une teinte grisâtre qui contraste avec l'éclat de la membrane congénère. Pour la même raison la pupille est moins noire et prend une teinte grise sale.

Elle réagit peu ou pas à la lumière et l'instillation d'atropine au centième pourra la dilater irrégulièrement, preuve que des adhérences se sont déjà formées entre le bord pupillaire et la face antérieure du cristallin (synéchies postérieures).

Pour terminer l'examen, recommandant au malade de regarder en bas. avec les deux index appuyés très légèrement sur la paupière supérieure, on interroge la tension par de petits mouvements alternatifs de pression digitale, comme lorsqu'on veut rechercher la fluctuation dans un abcès. Cette recherche, qui sera faite avec la plus grande douceur, renseigne à la fois sur le tonus, généralement diminué dans l'iritis, et sur l'état du corps ciliaire. Si la pression est douloureuse, c'est une preuve que le corps ciliaire participe à l'inflammation; l'iritis est compliquée de cyclite et le pronostic est assombri1.

Dans le glaucome, au contraire, l'iris, plus ou moins atrophié, est aminci et refoulé en avant ; la chambre antérieure est peu profonde, ou même a disparu et, chose capitale, la pupille est dilatée. Le petit cercle noir qui la limite, formé par la couche pigmentée de l'uvée. à peine visible à l'état normal, devient plus apparent.

Mais il est des cas hybrides dans lesquels l'iritis se complique

l. I/; corps ciliaire <«■ continuant avec L'iris participé toujours an peu h l'innammaiion <i<; cette dernière membrane. Si In réaction est légère, les symptômes dt eycliie passent inaperças et on «lit an'll y a seulement iritis. .si le globe est

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OPÉRATIONS SUR L'IRIS

d'hypertonîe (irilis glaucomaleuse), el le diagnostic devient hésitant. Le danger réside alors dans l'emploi de l'atropine, véritable médicament spécifique de l'irilis, mais qui dans le glaucome peut entraîner la perte de l'œil.

Deux cas sont à considérer : a) L'oeil a sa tension normale du même est légèrement hypotone. — C'est le cas le plus habituel. On instillera deux, trois et quatre fois par jour, suivant l'intensité de l'affection, une solution d'atropine au centième. L'atropine remplit un triple but : elle supprime ces alternatives continuelles de contraction et de dilatation de la pupille sous l'influence des variations de lumière et met l'iris au repos, condition. première à réaliser dans toute inflammation. En second lieu, la dilatation pupillaire a pour conséquence le rétrécissement des vaisseaux iriens et par là même la diminution de l'afflux sanguin. Enfin l'atropine, en supprimant le contact de l'iris avec le cristallin, empêchera la formation d'adhérences entre les deux surfaces, ou rompra des synéchies récentes.

Ou appliquera sur la tempe du côté malade deux ou trois sangsues. La rougeur de l'œil diminue, les douleurs disparaissent et le malade recouvre le sommeil. De plus, celte saignée locale, en décongestionnant l'iris, rend l'action du mydrialique plus efficace. Des applications de compresses chaudes, le port de verres fumés, des frictions péri-orbilaires avec l'onguent mercuriel belladoné, des purgatifs légers, des bains de pied sinapisés et, clans les cas sévères, une injection de morphine à la tempe, compléteront la médication.

b) L'oeil est hypertone. — Le mydrialique devient inutile et dangereux; il n'agit plus en présence de l'hypertonie et n'aurait d'autre résultat que d'élever encore la tension. On multipliera les émissions sanguines, les compresses chaudes, et l'atropine sera rerhplacée par les myotiques. Dans les cas rebelles, une paracentèse en diminuant le lonus permetlra au mydriatique d'agir. L'irideclomie ne serait pratiquée qu'exceptionnellement au cours de l'attaque.

Le traitement général ne sera pas négligé. La cause de l'affection reconnue, un traitement intensif sera institué, surtout si la syphilis doit être incriminée.

Traitement curatif. - Les synéchies postérieures, par les tiraillements iriens qu'elles déterminent sous l'influence des alternatives de contraction et de dilatation de la pupille, favorisent les récidives el entraînent secondairement de l'hypotonie, surtout lorsqu'elles arrivent à entourer complètement la pupille, séparant la chambre antérieure de la postérieure (iris en tomate).

Elles pourront quelquefois être rompues au début par des instillations de collyre à l'atropine au centième longtemps prolongées.

Plus lard le traitement réside dans la libération des synéchies par

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