VI. — OPÉRATIONS HYPOTONISANTES ET FISTULISANTES
Etudiées avec les opérations sur la sclérotique et sur l'iris, il convient de rechercher ici leur valeur suivant la forme de glaucome considéré. Le type des opérations hypotonisanles est réalisé par l'iridectomie. et celui des opérations fistulisan tes parla sclérectomie, qui assure en même temps la persistance de l'hypotonie. Les deux seront le plus souvent combinées.
OPÉRA TIONS HYPOTONISANTES
Le sont, avec riridectomie, la paracentèse, les sclérotomics (antérieure, ;'i pont et postérieure), la cyclo-dialyse, etc.
OPÉRATIONS SUR L'IRIS
A l'exception de l'iridectomie, dont l'action est assez souvent définitive dans les formes aiguës, toutes ont un effet temporaire et ne peuvent être considérées que comme des opérations palliatives, si on hésite à tenter une intervention radicale qu'elles pourront permettre de retarder.
OPÉRATIONS FISTULISANTES
Elles s'appliquent au glaucome chronique (jamais au glaucome aigu ou subaigu). L'iridectomie dans la forme chronique donne peu de succès et dans les cas où le résultat est favorable, la région cicatricielle présente souvent un aspect spécial. La conjonctive bulbaire forme en un point, quelquefois aux deux extrémités de la ligne d'incision, une petite bulle, plus rarement une petite boule œdémateuse. Ces formations, auxquelles on a donné le nom de cicatrice cystoïde, ou cicatrice filtrante, qui serait mieux dénommée fislulaire, sont toujours la conséquence d'un léger enclavement de l'iris, créant clans le tissu cicatriciel un véritable trajet fistuleux.
Déjà de Grœfe avait compris l'utilité de la cicatrice filtrante et lui rapportait les succès obtenus souvent. Wecker a cherché pendant trente années sans. y réussir à l'obtenir en dehors de l'iridectomie, rapportant l'action antiglaucomateuse de celle-ci à une filtration dans la cicatrice de l'incision sclérale. A tel point qu'il se serait toujours limité à cette seule incision s'il avait cru pouvoir éviter l'enclavement. Et les examens anatomiques, montrant l'absence de filtration, sans modifier sa conviction lui faisait conclure simplement qu'une cicatrice pouvait être filtrante avec un aspect normal. Aussi propose-t-il la sclérotomie, la supposant capable de remplacer l'iridectomie.
En présence de la faillite de la ponction sclérale simple, on chercha à rendre la fistulisation durable en ajoutant à la ponction l'enclavement entre les lèvres de la plaie, soit de l'iris (iridenolêisis), soit de la conjonctive (Walter, Hubert) ou même de corps étrangers.
On peut donc, suivant l'ordre chronologique, répartir en trois groupes les. opérations fistulisantes :
1° Fistulisation par enclavement entre les lèvres de la plaie sclérale de tissus irien, conjonctival, ou même de corps étrangers (fils, etc.).
2° Fistulisation par modification dans la forme de la plaie sclérale afin d'en prévenir la cicatrisation.
3° Fistulisation par résection d'un fragment scléral au moyen des ciseaux, emporte-pièce ou trépan. C'est la sclérectomie ou méthode de Lagrange, qui a supplanté tous les autres procédés.
DI.W.SOSTtC ET TRMTEMENT DU GLAUCQME