Vallin. Th
gagne le bord inférieur de celui-ci par le plus court chemin.
Il parcourt sa base un peu obliquement de dehors en dedans, compris entre la paroi pelvienne et l'utérus, occupant le milieu de l'intervalle qui les sépare. Or, si l'on se rappelle que le diamètre du bassin au niveau de l'isthme est de 12 centimètres, et si l'on admet 4 centimètres comme largeur moyenne de l'utérus, on est amené à conclure avec M. Ricard que l'uretère dans sa portion intra-ligamenteuse est séparé et de la paroi pelvienne et de l'utérus par une distance de 2 centimètres. D'après Luschka, par suite de la déviation de l'utérus à droite, cet organe est plus rapproché de ' l'uretère de ce côté ; c'est exactement en ce point qu'il opère son croisement avec l'artère utérine.
Jusque-là l'uretère est resté en contact, et cela sur une longueur de 2 à 3 centimètres, avec l'artère utérine depuis l'hypogastrique. En pénétrant dans la base du ligament large ces rapports changent et les deux organes se croisent.
A ce niveau, l'artère change plus brusquement de direction que l'uretère qui continue un peu à descendre ; elle se porte en dedans, en haut et en avant vers le col utérin en exagérant ses flexuosités. Elle passe donc en avant de l'uretère en la croisant, et au moment où elle atteint le bord utérin, elle est située plus haut et sur un plan postérieur à l'uretère.
Les veines émanées du bord utérin sont au contraire toujours postérieures à l'uretère, sauf quelques-unes qui dans le ligament large accompagnent l'artère, l'uretère a donc l'artère â son côté antérieur et la plupart des veines à son côté postérieur.
L'intimité de ces rapports est assurée par un tissu cellulaire dense qui entourant les vaisseaux, constitue la gaine vasculaire du ligament large, et se prolonge jusque sur l'uretère qui se trouve ainsi inclus dans cette gaine.
Schèmatiquement on fait terminer cette portion intraligamentaire de l'uretère à l'isthme. Mais si l'on tient compte des variétés nombreuses dans les dimensions du cul-de-sac vésico-utérin qui, particulièrement chez les multipares, descend au-dessous de ce point, on voit qu'il n'est pas facile de fixer exactement la séparation entre cette portion de l'uretère et la suivante. En d'autres termes, toutes les fois que le cul-de-sac péritonéal descend au-dessous de l'isthme, la portion vaginale est comprise en partie dans le ligament large. Cette remarque faite, nous maintiendrons pour les besoins de la description la distinction entre ces deux dernières portions de l'uretère telle que nous l'avons établie.
Au moment où il abandonne le ligament large l'uretère croise en passant au-dessous de lui le ligament rond.
La portion vaginale, étendue entre le ligament large et la face postérieure, de la vessie, répond d'abord au cul -de -sac latéral puis au cul -de -sac antérieur du vagin.
D'abord assez éloigné du cul-de-sac latéral, l'uretère s'en rapproche progressivement. A ce niveau il n'a plus de rapport avec l'artère utérine qui l'a abandonné pour monter vers la corne utérine, sauf dans les cas où l'anse décrite par cette artère est abaissée. Mais il est croisé par cinq ou six petites artères flexueuses qui vont s'épuiser sur le cul-de-sac vaginal antérieur et le bas-fond vésical, d'où leur nom de vésico-vaginales.
De plus on trouve à ce niveau les lymphatiques volumineux et tortueux qui émergent du col, et une fois sur trois d'après Rieder dans la paroi même du vagin, des vestiges du conduit de Gartner. Ce rapport explique comment on a pu en présence d'un trajet canaliculé anormal situé dans cette région hésiter relativement à son interprétation, entre un canal de "Wolf persistant et un ureère double.
L'uretère reste séparé du cul-de-sac latéral par un
intervalle de un centimètre et demi en moyenne ; ses rapports avec le cul-de-sac antérieur sont beaucoup plus intimes et s'établissent sur une étendue de 15 à 20 millimètres. Il est compris dans l'épaisseur du tissu cellulaire lâche interposé à la vessie et au vagin et renferme la terminaison des artèrioles signalées plus haut, au nombre de 5 à 6. D'après Hallè (1), il est en contact intime avec la paroi vaginale dont il n'est même pas facile à séparer par la dissection.
D. — Portion intra-vésicale.
Cette portion terminale est souvent désignée sous le nom de segment intra-pariétal de l'uretère à cause de sa situation dans l'épaisseur de la paroi vésicale.
C'est â 2 ou 3 centimètres au-dessous de l'orifice externe de l'utérus que les uretères pénètrent dans cette paroi (Freund et Joseph) en un point situé à 5 centimètres en arrière de l'épine pubienne.
Ils y cheminent sur une longueur de 1 centimètre à 1 centimètre 1/2 avant d'arriver au trigone.
Dans ce trajet ils suivent une direction convergente en bas et en dedans, de sorte que distants de 4 centimètres à leur entrée dans les parois vésicales, ils ne sont plus éloignés que de 2 centimètres quand ils débouchent à la surface de la muqueuse.
Ils traversent d'abord obliquement la tunique musculaire, puis cheminent immédiatement au-dessous de la muqueuse. Contrairement à Sappey nous avons constaté après Hallè, que les fibres musculaires de l'uretère ne se confondent point avec celles' de la vessie qu' « il en est séparé par une zone de tissu conjonctif qui assure leur indépendance » (2).