II. — Uretère pelvien
La diversité des rapports du segment pelvien de l'uretère suivant le sexe, ouvre au chirurgien des voies différentes pour aborder la dernière portion de cet organe, chez l'homme et chez la femme.
Chez l'homme cinq voies ont été expérimentées : les voies rectale, pèrinéale, sacrée, iliaque et hypogastrique.
De la voie rectale suivie par Ceci (1), nous ne dirons rien : à moins d'indications tout-à-fait exceptionnelles que nous examinerons dans notre étude sur l'urétérotomie elle ne doit jamais être employée car elle ne donne qu'un jour bien insuffisant sur l'organe cherché et laisse à peu près sûrement après elle une fistule urétéro-rectale avec menace imminente de pyélo-nèphrite ascendante.
La voie pèrinéale recommandée par Morris (2) pour atteindre les calculs de la fin de l'uretère ne nous arrêtera pas davantage, car, même ainsi réduite dans ses indications, elle reste bien en arrière, au point de vue de la facilité de l'exécution sur les trois voies dont il nous reste à parler : les voies sacrée, iliaque et hypogastrique (3).
La voie sacrée a été préconisée par M. Delbet en France (4), Cabot (5) et Fenger (6) à l'étranger, et essayée une fois seulement sur le vivant par M. Reynier (7).
Nous indiquerons les règles de cette découverte, telles qu'elles ont été formulées par M. Delbet et par Cabot.