Cabot. Loco citât
L'essai que M. Reynier a fait de cette méthode sur le vivant en montre bien les difficultés. Cet auteur ayant pratiqué une incision analogue à la section para-rectale de Wolfler arriva facilement sur les côtés du rectum. Il put sentir les vésicules séminales et le bas-fond vèsical qu'on déprimait avec une sonde métallique. Mais en dépit de recherches attentives et longtemps prolongées, la découverte de l'uretère resta impossible. Tous les organes du petit bassin étaient plongés dans du tissu adipeux au milieu duquel le toucher n'éprouvait que des sensations très vagues. On dut renoncer à l'opération. Et cependant il s'agissait d'un uretère augmenté de volume, à parois épaisses, ainsi que l'a montré l'examen de ce conduit après extirpation par une autre voie.
Malgré ces difficultés la voie sacrée doit s'imposer néanmoins comme une nécessité, s'il est prouvé que la partie terminale de l'uretère ne peut être abordée autrement; et telle est l'opinion de Cabot (1) : « L'incision d'Israël nous conduit sur l'uretère dans sa portion abdominale et dans sa partie supérieure de son trajet pelvien. Sur un sujet très maigre à paroi abdominale lâche, ou sur un enfant on pourrait même arriver jusqu'à un pouce ou deux (25 ou 50 millim.) de l'entrée de l'uretère dans la vessie. Mais, même si on atteignait ce point, il serait difficile d'opérer à une telle profondeur.
Pratiquement chez l'adulte, les trois ou quatre derniers pouces de l'uretère (75-100 inillim.), ne peuvent être atteints par une incision antérieure extra-pèritonéale.
Malheureusement c'est précisément en cette partie la plus basse de l'uretère que les pierres ont le plus de chance de s'arrêter. Le canal étant plus étroit au point où il aborde la vessie, c'est souvent là que le calcul s'arrête et demeure pour un temps plus ou moins long. »
L'opinion de Cabot nous paraît un peu absolue. Rècem-