Cabot. Luco citât
ment, M. Bazy (1) a pu atteindre par la voie supérieure la partie juxta-vésicale de l'uretère et mener â bonne fin une opération minutieuse en passant, il est vrai, à travers le péritoine. Ce que ce chirurgien a pu faire par la laparotomie, l'expérimentation cadavérique nous a montré qu'on pouvait également l'exécuter par une incision extrapèritonéale placée en bon lieu.
L'avenir de la voie sacrée appliquée à la chirurgie de l'uretère nous semble donc assez restreint, au moins chez l'homme. Czerny, en 1893, dans une longue communication au treizième congrès des chirurgiens allemands, dans laquelle il s'efforce de faire ressortir les avantages de cette méthode et ses applications multiples, ne fait aucune mention des opérations sur l'uretère (2).
La voie iliaque se présente a priori avec un grand avantage sur les précédentes : c'est qu'elle a reçu la sanction de l'expérience clinique ayant été mise en pratique au moins deux fois sur le vivant tandis que les précédentes ne sont guère encore que des essais d'amphithéâtre.
Deux ordres d'incisions ont été préconisés : les unes parallèles à l'arcade crurale, orientées â peu près comme l'incision de la ligature de l'iliaque primitive, les autres rejetées sur les parties latérales, à direction curviligne. Les premières peuvent être dites inguinales, les secondes iliaques.
Twynam (3) dans un cas a eu recours au tracé type de la ligature ; M. Reynier (4) l'a modifié en incisant directement sur la paroi antérieure du canal inguinal. Cet auteur