‹ Chirurgie de l'uretèreChapitre 30 sur 71 · I. Poncet, in Liaudet. Th. Lyon · texte numérisé non relu

I. Poncet, in Liaudet. Th. Lyon

Lorsqu'il en est ainsi, l'étroitesse et la profondeur du champ opératoire peuvent rendre très pénible l'isolement de cette portion du conduit. La manœuvre, au contraire, devient aisée lorsqu'ayant dénudé la partie supérieure de l'uretère, l'opérateur peut attirer vers lui son bout inférieur.

3° La découverte du canal déférent nécessite une incision spéciale, intéressant la région du canal inguinal, ce qui expose à un affaiblissement consécutif de la paroi ou oblige en tous cas à une reconstitution minutieuse des plans anatomiques qui allonge beaucoup l'opération.

C'est néanmoins en s'adressant au canal défèrent que M. Reynier se proposa dans un cas de trouver l'uretère par la voie sus-pubienne au point où ce conduit se croise avec le canal. Et de fait nous voyons qu'ayant découvert l'orifice externe du trajet inguinal, il le fendit sur la sonde cannelée, et faisant tenir le canal déférent dans un écarteur qui soulevait la lèvre supérieure de l'incision, il décolla le péritoine comme pour la ligature de l'artère iliaque. Il arriva ainsi jusqu'au point où le canal déférent croise les vaisseaux iliaques. A ce niveau, il chercha l'uretère que, d'après des expériences faites sur le cadavre, il devait trouver croisant les vaisseaux iliaques.

« Les premières recherches furent d'abord vaines; M. Reynier avait beau remonter le long des vaisseaux, il ne trouvait pas l'uretère, lorsque, laissant tomber le péritoine, il finit par le trouver accolé contre celui-ci et soulevé par l'ècarteur » (i).

Nous avons tenu à citer ici intégralement ce passage de l'observation car il montre que l'opérateur revint sur son idée première et ne crut pas, chemin faisant, devoir suivre le canal défèrent jusqu'au bout ; parvenu sur les vaisseaux iliaques il abandonna le canal pour arriver par l'intermédiaire de ces derniers jusqu'au conduit cherché.

Page 1