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ges, dangers d'hémorrhagies sérieuses d'une hémostase peu aisée au fond d'un champ opératoire, creusé en véritable puits infundibuliforme, persistance après l'opéra" tion au-dessous du ligament large d'une cavité' bien disposée pour les rétentions et les infiltrations urineuses et purulentes, telles sont les causes incontestables d'infériorité de la voie iliaque chez la femme.
Aussi, malgré les criticpies formulées contre la voie sacrée, nous croyons qu'elle peut chez cette dernière soutenir le parallèle avec la voie iliaque.
En effet, si l'embarras que l'on éprouve à reconnaître l'uretère existe comme chez l'homme, il peut parfois, sinon souvent, être beaucoup diminué par le cathètérisme de ce conduit, d'une exécution assez facile chez la femme, pourvu toutefois que les lésions de l'uretère ne s'y opposent pas.
Mais surtout, au lieu de se heurter de front à tous ces obstacles qui rendent pénible et périlleuse la dênudation de l'uretère, vaisseaux utèro-ovariens, artère utérine, ovaire et ligaments larges, on les évite en abordant l'uretère par le côté opposé à ces organes.
Le ligament large en effet se développe au-dessus de l'uretère qui pénètre à peine entre ses deux feuillets, mais le croise plutôt à sa base. Le conduit vecteur de l'urine peut donc, abordé par sa partie postéro-infèrieure, être isolé sans que l'on ait â dédoubler et même presque sans décoller de la paroi ce double feuillet séreux.
L'artère utérine s'applique au bord antérieur de l'uretère, elle le croise en passant au-devant de lui; sa lésion pourra donc être assez facilement évitée si l'on aborde le conduit par sa partie postérieure.
De même pour les vaisseaux utéro-ovariens et l'ovaire situés au-dessus et en dehors de l'uretère.
Si cependant un ou plusieurs des vaisseaux précédents viennent à être intéressés, il est assez facile de les saisir entre des pinces, car on les a directement sous les yeux.
Leur ligature très pénible par la voie iliaque est ici rendue plus aisée.
Enfin le drainage peut être établi dans des conditions de déclivité bien meilleures.
A côté de la voie sacrée se place la voie vaginale. Mais tandis que la première conduit directement sur le segment postérieur de l'uretère pelvien la seconde découvre sa partie antérieure ; de plus tandis que la voie sacrée permet l'exploration de l'uretère pelvien entier, la voie vaginale ne met en évidence que le segment vèsical de ce conduit, c'est-à-dire les portions situées dans le ligament large et en avant de lui. Pour découvrir l'uretère en arriére de ce ligament, il faudrait décoller son feuillet postérieur qui descend beaucoup plus bas que l'antérieur, plongeant jusqu'à la paroi inférieure du bassin et qui adhère fortement à l'utérus ; temps opératoire difficile par conséquent et qui se compliquerait de tous les dangers créés par la présence de l'utérine. Du reste, le jour que l'on obtient par l'incision du vagin n'est pas suffisamment large pour permettre de manœuvrer d'une façon utile des instruments et même les doigts à une telle profondeur. Rappelons que l'intervalle qui sépare l'utérus de la paroi pelvienne au niveau de l'isthme et au milieu duquel chemine l'uretère est de 4 centimètres seulement ; intervalle bien trop étroit par conséquent pour permettre à la main de l'opérateur de remonter à la recherche de l'uretère jusqu'au voisinage du détroit supérieur.
Par la voie vaginale l'opérateur ne peut donc s'adresser qu'à la dernière portion de l'uretère. Ainsi limitée dans ses indications cette méthode est néanmoins susceptible de fournir les plus brillants résultats. Elle est vivement recommandée par Cabot (1), et du reste, -ainsi que nous le montreront des observations relatées dans le