Albarran. Voir observation
nique de Necker on a pu découvrir assez facilement les orifices urétèraux et il en fut de même dans l'une des deux opérations d'uretéro-cysto-néostomie, rapportées récemment par M. Bazy (1).
Pour être trouvés rapidement les orifices des uretères seront cherchés avec méthode. Au lieu de s'appliquer à les découvrir directement, ce qui est souvent bien difficile étant donné leur exiguitè et la présence dans leur voisinage de dépressions de la muqueuse, de cellules qui les simulent, on s'adressera d'abord au col de la vessie et au muscle inter-uretèral. Si ce dernier faisait un relief insuffisant à la vue, il n'échapperait pas en tout cas au palper pratiqué par un doigt introduit dans la vessie, ainsi que nous avons pu nous en assurer. Le trigone ainsi reconstitué par la pensée, l'attention se concentre sur ses angles postérieurs au niveau desquels on cherche à voir l'écoulement en jets saccadés et l'éjaculation caractéristique du liquide urinaire.
Les recherches seront beaucoup facilitées si l'on a à sa disposition, pour éclairer le champ opératoire, une petite lampe électrique et de larges ècarteurs, en particulier les ècarteurs de MM. Guyon et Legueu dont la forme et les dimensions s'accommodent à celles de la vessie.
On aura toujours soin de placer le malade la tête inclinée, position dans laquelle la vessie a tendance à se dégager de la face postérieure du pubis et à rapprocher un peu son fond de la plaie cutanée.
Une fois l'orifice de l'uretère trouvé, la portion intrapariétale de ce conduit est facilement explorée par le palper et mieux encore par le cathètérisme. Pour l'introduction de la sonde, il importe seulement de se souvenir des deux points suivants :
i. Bazy. Loco citato.
1° Que l'uretère intra-pariétal suit un trajet sous-muqueux et que par conséquent il ne faut pas pousser la sonde profondément, mais l'introduire parallèlement à la surface interne de la vessie de façon à la faire cheminer immédiatement sous la muqueuse;
2° Que les parois de la vessie doivent être fortement tendues au moment du cathétérisme ; sans cette précaution la sonde peut éprouver des difficultés sérieuses à déplisser la portion intra-pariètale de l'uretère affaissée et revenue sur elle-même. Cette remarque s'appuie sur le résultat de nombreuses expériences cadavériques. Cette tension sera réalisée par l'emploi des fils suspenseurs passés dans les lèvres de la plaie vèsicale, suivant la méthode vulgarisée par M. le professeur Guyon.
L'idée d'aborder la portion juxta-vèsicale de l'uretère par la taille hypogastrique a été récemment mise en pratique par M. Bazy (1). Son opération avait pour but de remédier à une fistule urétèro-vaginale en créant un nouvel abouchement de l'uretère dans la vessie, opération désignée par son auteur du nom d'urètéro-cystonèostomie.
« Ce procédé comprend trois temps :
a) Faire la taille hypogastrique;
b) Introduire un stylet cannelé dans l'uretère;
c) Inciser la vessie sur ce stylet, jusqu'au niveau du point oblitéré. Continuer l'incision de la vessie dans la direction de cet uretère jusqu'à ce qu'on arrive dans la portion d'uretère située au-dessus du nodus cicatriciel ;
d) Inciser l'uretère sur une étendue de 1 centimètre au moins et suturer les lèvres de l'incision urètérale aux lèvres de l'incision vèsicale, après avoir réséqué l'orifice fistuleux.
Ce mode de traitement, dit M. Bazy, ne peut convenir qu'aux cas où l'oblitération siège à peu de distance de