Récamier, Loco cit., p
quand toutes les ressources du traitement médical ont été épuisées, s'impose-t-elle de l'avis général.
Reste à déterminer dans quel sens doit se diriger l'acte opératoire. Or, si l'anatomie pathologique montre au chirurgien qu'il reste, contre les lésions anciennes, la plupart du temps désarmé, l'obstruction récente doit être l'objet de ses efforts, soit pour rétablir le cours normal des urines par l'uretère, soit pour créer une fistule urinai re.
De ces deux alternatives, la première représente la pratique idéale, puisqu'elle s'adresse à la cause même de l'affection. Elle s'autorise de l'état d'intégrité relatif dans lequel se trouve le plus souvent l'uretère, de telle sorte qu'après avoir levé l'obstacle on est en droit de compter sur le rétablissement rapide du cours normal des urines. « On pourrait, dit Hallè (1), penser peut-être que l'ur étérite doit suivre souvent le passage de graviers du rein dans l'uretère et les lésions de la colique néphrétique. Nous ne le croyons pas. Combien de malades atteints depuis longtemps de gravelle urique primitive et diathèsique du rein qui rendent depuis des années des sables et même des calculs durs et volumineux avec douleurs vives et hématuries et qui ne présentent pas dans la suite les symptômes de l'urètèrite suppurèe. » Si, il y a quelques années, la règle précédente paraissait encore comporter quelques exceptions légitimées par le défaut de connaissances relatives à la découverte de l'uretère et à sa médecine opératoire, ces restrictions doivent en partie disparaître aujourd'hui.
Cependant, dans un article paru dans les Annales de* organes gènito-urinaires, puis au congrès de Rome, en 1894, M. Pousson de Bordeaux, au nom de M. Demous et au sien, s'est prononcé en faveur de la fistule urinaire