‹ Chirurgie de l'uretèreChapitre 49 sur 71 · Tuffier. Loco cilato · texte numérisé non relu

Tuffier. Loco cilato

câtliètèfismë direct et rétrograde pratiqué par la plaie. Nous avons vu tout à l'heure que le cathètèrisme dans les deux sens fut pratiqué dans un cas par Cabot, à travers une plaie de l'uretère faite pour retirer un calcul arrêté à deux pouces au-dessous du rein. Si l'on trouvait ainsi de nouveaux calculs il faudrait chercher à les attirer dans la boutonnière urètérale déjà faite. Si l'on ne pouvait y parvenir, mieux vaudrait établir une fistule rénale que de faire courir au malade les chances d'une nouvelle urètèrotomie et allonger une opération déjà grave. Si l'uretère est perméable on peut alors songer à réparer la plaie par la; suture.

Suture de Vurelère.

Faut-il s'en remettre pour la réunion de la plaie urètérale aux seuls efforts de la nature, ou bien le chirurgien doit-il par une suture appropriée venir en aide à la cicatrisation ? C'est là une question discutée. Pour la résoudre on a avancé deux ordres d'arguments, tirés les uns du raisonnement, les autres des faits cliniques et expérimentaux.

Pour M. Le Dentu (1), la réussite de l'urétèrotomie « implique d'une façon à peu près inéluctable la suture immédiate du conduit, sauf le cas où elle porte sur un point voisin du bassinet. Alors seulement on pourrait à la rigueur se contenter de sectionner la paroi en regard du canal et d'établir un drainage convenable vers la plaie du flanc; mais, si les plaies du bassinet se cicatrisent facilement, il n'en est pas de même de celles de l'uretère et les faits de guérison de traumatismes de ce conduit sont bien rares en comparaison de ceux où une fistule incurable s'en est suivie. La suture doit donc être con-

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