Chrobak (Cent, fur Gynécologie 1893 {t
est non moins évidente pour M. Cotterell (1) : « On prendra en considération l'épaisseur et l'élasticité de l'uretère pour se dispenser de la suture, car une incision longitudinale de ce conduit se rétracte à tel point qu'on ne la retrouve ensuite qu'avec peine. De plus, elle est d'une exécution difficile et n'est pas sans danger pour la suite. »
L'expérimentation entre les mains de M. Tuffier lui a donné deux succès sur quatre sutures pour incisions longitudinales de l'uretère.
Voici la relation de ces deux cas avec les autopsies :
Première expérience.
« 17 octobre 1888. — Laparotomie latérale droite. L'uretère est cherché au-devant de l'artère iliaque primitive, il est amené à l'extérieur avec les vaisseaux spermatiques qui l'accompagnent. Je l'isole au moyen d'une sonde cannelée, que je passe dessous, de façon à l'empêcher de rentrer dans l'abdomen. A cinq centimètres du point isolé, je passe un fil de catgut sous l'uretère et .je le serre modérément pour interrompre le cours de l'urine. Incision longitudinale de l'uretère, trois centimètres de longueur. Introduction d'un crayon d'iodoforme qui joue librement dans la cavité du canal. Application de sept points de suture de soie phèniquèe, aiguilles rondes (soie dètriplèe). L'aiguille entre à deux millimètres du bord droit de la section, ressort au niveau même de la section, rentre et ressort en un point symétrique. Les sept points placés et serrés j'enlève le fil d'attente, l'urine se précipite entraînant le crayon d'iodoforme qui a fondu en partie pendant l'opération.
« Réunion de la paroi en trois étages. Pansement habituel, guèrison. »