Biidinger. Archiv. de Langeribeck (septembre
le mobiliser suffisamment pour l'attirer etle fixera la paroi abdominale. Aussi, on dénuda ses deux extrémités sur une petite étendue, mais en laissant une certaine quantité de tissu conjonctif adhérent, afin de conserver aux parois du canal une épaisseur notable. Ces extrémités furent avivées et réunies par des sutures à la soie qui ne traversaient pas complètement la muqueuse et rebroussaient un peu en dedans les bords de la plaie. Puis on enleva la compression centrale et on s'assura que le canal était bien fermé par la suture.
La malade mourut sept semaines après l'opération.
A l'autopsie on constata une hydronéphrose du rein droit qui, d'après Schopf, résultait de l'enclavement de l'uretère dans le tissu induré et de la pression exercée sur le conduit par le kyste.
Toutefois il n'y a pas doute, qu'après l'opération un certain degré de rétrécissement du calibre de l'uretère par la suture ait contribué à ce résultat. Comme dernière réflexion, Schopf ajoute que la diminution du pouvoir secrétoire du rein correspondant peut avoir joué un rôle dans la réussite de l'opération.
Observation XLV
Pawlik. Uber pseudointerligamentôse Eier stocks g eschurïlste
Wien , 1891.
Pour remédier à une section de l'uretère produite en coupant dans du tissu induré, Pawlick prit une sonde urétérale dont il enleva le manche, l'introduisit par la plaie dans l'uretère et la poussa jusque dans la vessie où il la saisit avec une pince. L'autre bout de la sonde fut engagé dans l'extrémité rénale de l'uretère. On réunit ees deux extrémités par deux étages de points de Lembert à la soie; puis le péritoine recousu, on retira la sonde.
A l'autopsie pratiquée quatorze heures après l'opération, l'uretère fut trouvé parfaitement perméable ; la suture ne permettait pas l'issue d'une seule goutte du liquide injecté dans l'uretère, même sous une très forte pression.
Observation XLVI
Hochenegg {Die sacrale méthode der Uterus-extirpalion. Urener Klin. Woehenschr., 1893).
Dans une hyslérectomie pour cancer pratiquée par la voie sacrée, Hochenegg enleva 4 centimètres d'uretère envahis par le néoplasme et réunit par suture les deux extrémités.
L'autopsie pratiquée 20 jours après démontra le parfait état de la suture.
Observation XLVII
Tauffer (Ueber einige Fracjen der Nieren, und Ureterchirurgie. Pester med. chirurg. Presse, 1893).
Dans deux cas de section de l'uretère, Tauffer introduisit dans le conduit une sonde anglaise (n° 8). Puis il réunit les deux bouts par six points de suture de soie fine et retira la sonde par la vessie au moyen d'un fil ; « la suite prouva que la continuité du canal avait été rétablie ».
Observation XLV1II
Fritsch (Aerich uber die gynegologischen Operalionem des Jahrganges, 1891-1892 Berlin, 1893).
Cet auteur rapporte un cas dans lequel il fit avec succès la suture d'un uretère sectionné en employant du catgut très fin.
Dans l'appréciation des résultats obtenus par les opérations précédentes, il faut considérer séparément l'influence qu'elles ont eu sur l'état général du patient et sur la restauration fonctionnelle de l'uretère.
La mort a été la terminaison habituelle de ces interventions. Nous ne saurions en être surpris. C'est qu'en
effet dans la plupart de ces observations, l'indication à la suture de l'uretère s'est posée au cours d'une opération déjà longue, laborieuse, pénible pour le malade. Or, nous nous sommes appliqués dans les pages précédentes à démontrer qu'en présence de conditions aussi défavorables il faut renoncer à rendre à l'uretère sa fonction : la contre-indication tirée de l'état général est absolument formelle et l'emporte sur toutes les autres considérations.
Si, comme dans le cas de Scbopf, l'uretère était trop adhérent au niveau de la section, pour qu'on pût, ainsi que l'ont fait MM. Le Dentu et Pozzi, le mobiliser et le suturer à la peau, il faudrait après s'être assuré de l'intégrité de l'autre rein en pratiquer simplement la ligature. On pourrait encore après une nouvelle section, faire porter le méat artificiel sur un point de l'uretère plus rapproché du rein.
Le résultat fonctionnel a paru généralement satisfaisant. Il faut néanmoins se garder de tirer de ce fait une conclusion trop optimiste. En effet, suivant la remarque de Konrad Budinger, on n'a pas publié de cas suivis de mauvais résultats et cependant il faut bien admettre qu'ils existent et en nombre peut-être considérable. Il est impossible en tout cas de dresser une statistique permettant d'établir la proportion des cas heureux et malheureux.
Ensuite, les observations que nous avons citées manquent de détails pour la plupart et l'on n'est pas autorisé à affirmer d'une manière absolue que l'opération n'a pas entraîné à sa suite la production d'un rétrécissement de l'uretère. Ce soupçon est d'autant plus légitime que les constatations anatomiques ont été faites trop peu de temps après l'intervention, alors que la possibilité d'une sténose consécutive pouvait encore être considérée comme imminente. Dans les expériences de Thomson (1) on a toujours