Le Dentu, loco citato, p
C'est M. Reynier qui le premier, pratiqua l'ablation totale de l'uretère en 1892, son exemple fut suivi l'année d'après par M. Poncet de Lyon. M. Tuffier, la même année, fit seulement l'ablation partielle du conduit. L'observation de M. Reynier a fait l'objet de la thèse de Rous" seau (1) et d'une discussion importante à la Société de chirurgie en mars 1893; celle de M. Poncet est relatée dans la thèse toute récente de Liaudet et celle de M. Tuffier a donné lieu à un intéressant rapport au Congrès de chirurgie de 1893. Tels sont les seuls documents publiés jusqu'à ce jour sur l'urétérectomie.
Celle-ci peut être primitive ou secondaire ; primitive, c'est-à-dire exécutée en môme temps que l'ablation du rein, ou secondaire, c'est-à-dire pratiquée après la nèphrectomie, la première opération n'ayant pas été suivie d'une guèrison complète.
Vurêtêrectomie primitive totale n'a pas encore été mise à exécution; partielle elle a été pratiquée une fois par M. Tuffier.
Nous n'avons pas à établir ici un parallèle entre l'incision et l'ablation du rein dans le traitement des suppurations rénales, ni même à chercher quelle part les lésions de l'uretère peuvent prendre dans les indications de ces opérations. Nous devons seulement nous demander si, quand le progrès des lésions a rendu la nèphrectomie nécessaire, on doit la faire accompagner primitivement ou secondairement de l'extirpation de l'uretère-
C'est de la crainte de voir persister une fistule après la nèphrectomie qu'est née l'idée de l'urétérectomie primitive.
Cette crainte ne paraît pas justifiée au moins pour la grande majorité des cas. Dans une enquête portant sur 123 nèphrectomies pour suppurations rénales suivies de guèrison, M. Tuffier n'a relevé que quatre fistules ayant