‹ Chirurgie de l'uretèreChapitre 64 sur 71 · Rousseau, Th. Paris · texte numérisé non relu

Rousseau, Th. Paris

persisté de un à plusieurs mois et trois définitives, so it 5,6 pour 100 de fistules, dont 2,3 pour 100 persistantes (1).

Un premier point nous est acquis : la rareté des fistules après la néphrectomie ; ce qui réduit déjà beaucoup les indications de l'extirpation de l'uretère. Celles-ci doivent encore être restreintes car, lorsque la fistule vient à se produire, elle n'est pas toujours imputable aux lésions de l'uretère. Un autre facteur doit être pris en considération : c'est l'état de l'atmosphère celluleuse pèrirènale. C'est là une distinction d'ordre très général qui s'impose pour toutes les fistules lombaires post-opératoires. M. le professeur Guyon, Bureau, dans sa thèse, l'ont nettement formulée à propos de la nèphrotomie, et ce dernier distingue deux catégories dans les fistules survenant après cette opération : des fistules urinaires et des fistules d'origine pèrirènale. M. Tnffier dans sa communication au Congrès de chirurgie en 1893, s'est attaché à démontrer par des observations tout à fait convaincantes que les fistules consécutives à la néphrectomie étaient susceptibles de la même interprétation ; seulement les fistules dites urinaires deviennent ici des fistules urètèrales.

Deux altérations d'après cet auteur sont spéciales aux pyélo-nèphrites : « Ce sont d'une part les dégénérescences scléreuses de l'atmosphère pèrirènale et de l'autre les lésions de l'uretère. Ces deux facteurs peuvent jouer un rôle. Les deux altérations pèrirénales capables de laisser des fistules sont la suppuration et la sclérose ; j'ai vu et publié trois observations dans lesquelles des trajets fistuleux pénétraient ainsi dans la région pèrirènale à la suite de suppurations pèrinèphrétiques sans que le rein et l'uretère fussent en jeu et tous mes efforts pour guérir cette

t. Tuffier. Congrès de chirurgie, 1893.

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