‹ Chirurgie de l'uretèreChapitre 8 sur 71 · Luschka, Gaz. hebdomad. de méd et chirurg., 1877, p · texte numérisé non relu

Luschka, Gaz. hebdomad. de méd et chirurg., 1877, p

Le péritoine se comporte de façon bien différente à droite et à gauche au-devant de l'uretère. A gauche, il constitue en s'adossant à lui-même le mèso du côlon iléo-pelvien qui croise à la fois l'uretère et les vaisseaux iliaques.

Ce méso se déprime en une fossette, la fossette sigmoïde, qui remonte le long de l'artère iliaque primitive gauche, à une hauteur variable, quelquefois jusqu'à la bifurcation de l'aorte. Le plancher de cette fossette est formé par le péritoine pariétal au-dessous duquel transparaît l'iliaque primitive avec l'uretère qui la croise. L'uretère est donc situé sous la paroi postérieure de la fossette, et comme sa paroi antérieure est constituée par le double feuillet du méso-côlon, il en résulte qu'à ce niveau ce conduit se trouve recouvert par trois feuillets péritonèaux.

L'orifice de cette fossette, tourné en bas, est situé un peu en dedans de l'uretère, parfois à son niveau, de telle sorte que l'uretère semble s'échapper de la fossette ellemême.

L'uretère est recouvert là par l'origine des artères qui encadrent cette fossette, c'est-à-dire à droite l'origine de l'hémorrhoïdale supérieure et l'artère sigmoïde droite, en haut l'artère sigmoïde médiane, à gauche, l'artère sigmoïde gauche. Mais tandis que les premières l'abandonnent immédiatement après leur origine pour se porter en dedans, la dernière descend le long de l'uretère et le croise au niveau de Forifice de la fossette sigmoïde.

A droite, immédiatement au-dessus des gros vaisseaux, l'uretère est croisé par la portion terminale du mésentère avec l'épanouissement des vaisseaux mésentèriques supérieurs et la fin de l'iléon compris entre ses deux feuillets. Par suite de la brièveté de son mèso à ce niveau, l'iléon est là presque directement appliqué sur l'uretère. Quant au coecum, il reste en dehors de ce conduit à l'état de flaccidité ; mais lorsqu'il est distendu il vient le recouvrir

complètement. Chez les sujets jeunes par suite de sa situation élevée il recouvre une étendue moindre de l'uretère que chez les vieillards où, descendant jusque dans le petit bassin, il se place non-seulement au-devant du segment iliaque de l'uretère mais plonge jusqu'au-devant de sa portion pelvienne.

Quant à l'appendice vermiculaire, ses rapports avec l'uretère sont variables comme son trajet. Nuls quand il se porte en haut ou en dehors, ses connexions avec ce conduit sont surtout intimes quand il se porte en dedans, et sur un sujet, où cet appendice, remarquable par sa longueur, avait une direction transversale, nous l'avons vu croiser non-seulement l'uretère droit, mais venir jusqu'au contact de l'uretère gauche.

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