‹ Chirurgie de l'utérusChapitre 22 sur 134 · UTÉRINES PAR VOIE ABDOMINALE · texte numérisé non relu

UTÉRINES PAR VOIE ABDOMINALE

Définitions. — Les plaies du corps de l'utérus sont intra-péritonéales. On a voulu les distinguer en plaies de V utérus gravide et plaies de l'utérus à Y état de vacuité; en plaies traumatiques et plaies chirurgicales. — Un seul point doit intéresser le chirurgien : La plaie est-elle communicante, ou non, avec la cavité-utérine ?

Technique opératoire. — I. Sutures utérines. — A. Plaies non- communicantes. — Habituellement sans importance. Elles devront être suturées en adossant les surfaces séreuses. Elles peuvent rarement intéresser des vaisseaux artériels, qui nécessiteront, soit des ligatures immédiates dans la plaie, soit des ligatures médiates.

B. Plaies communicantes. — Indépendamment de l'hémorrhagie consécutive au traumatisme qui a causé la plaie, on doit surtout se préoccuper de Y infection, qui peut venir de la cavité utérine. Si l'utérus est manifestement infecté, et si la plaie communicante offre une certaine étendue, on fera mieux de recourir à l'opération de Porro ou à l'hystérectomie totale. Si, au contraire, la désinfection de la plaie paraît possible, on devra pratiquer la suture de cette plaie de la façon suivante. Un surjet à points rapprochés sera fait, avec un catgut, sur la muqueuse utérine, en prenant 2 ou 3 millimètres de muscle utérin.

Cette suture devra être faite minutieusement, son but étant de créer un obstacle mécanique aux produits septiques de la cavité. Les deux lèvres de la plaie seront de nouveau nettoyées avec de la solution de sublimé à i 00/ooi puis un deuxième surjet avec un catgut sera fait, pour réunir la tranche musculaire, sans comprendre la séreuse. Celle-ci sera ensuite suturée au moyen d'un troisième surjeta points serrés, et adossant parfaitement la séreuse à ellemême.

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