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LIGATURES ATROPHIANTES PAR VOIE VAGINALE. 2Ô

pulpe contre pulpe, on recherche lesbattementsdes utérines; on les

Fig. 263. — Ligature vaginale des ligaments larges. — Recherche des artères utérines.

charge sur une aiguille de Cooper et on les lie (Fig. 263). Enfin on suture la plaie vaginale. On agit de même de l'autre côté.

Si c'est nécessaire, on ouvre les culs-de-sac péritonéaux et on

Fig. 264. — Passage de l'aiguille courbe armée de soie ou de catgut, à travers le ligament gauche. — A droite de la figure, le col.

Fig. 265. — Réunion des incisions vaginales avec du catgut fin et antiseptique, de chaque côté.

lie les ligaments larges sur une hauteur plus ou moins considérable [Fig. 264 et 265).

3° Procédé de A. H. Goelet (1897). — Il isole le pédicule utérin de chaque côté, place sur chacun deux ligatures, entre lesquelles il sectionne les tissus, pour être bien certain d'avoir obtenu l'hémostase.

4° Procédé de Schwartz et Rochard. — ■ Au lieu de ligatures, ils placent simplement une pince à demeure sur les vaisseaux utérins.

5° Procédé de H. Hartmann (1898). — Incision circulaire autour du col, avec deux incisions latérales libératrices, allant de l'incision circulaire sur la partie latérale du vagin.

Décollement en avant et en arrière, puis section de chaque côté du col, sur une hauteur d'un centimètre. Abaissement du col, isolement, puis ligature du pédicule utérin.

Suites. — Elles sont extrêmement simples. La malade sera gardée au lit une dizaine de jours. La blessure de la vessie et des uretères ne sera pas à craindre, si on prend soin de bien isoler le col de l'utérus et de ne pas ouvrir les culs-de-sac péritonéaux.

Indications. — Cette opération, très simple, peut être tentée dans les cas de petits fibromes interstitiels du corps de l'utérus, mais seulement si le chirurgien a la certitude qu'il n'y a pas plusieurs noyaux fibreux et que le fibrome incriminé n'est pas sousmuqueux.

Nous y avons aussi souvent recours, comme opération complémentaire, dans certains cas rebelles de métrite parenchymateuse ou de métrite du co/, après avoir pratiqué le curettage et l'amputation du col.

Cette opération peut aussi être complémentaire d'une énucléation de fibrome cavitaire, s'il existe en même temps un fibrome interstitiel. De même, elle peut se trouver indiquée, dans le cas d'échec de la castration ovarienne ou des ligatures atrophiantes par l'abdomen, pour fibromes.

Dans tous les cas, c'est une ressource précieuse chez les femmes épuisées par des hémorrhagies, lorsque les méthodes radicales paraissent trop graves.

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