‹ Chirurgie de la mainChapitre 18 sur 69 · E. — LUXATIONS MÉTACARPO-PHALANGIENNES DES QUATRE DERNIERS DOIGTS · texte numérisé non relu

E. — LUXATIONS MÉTACARPO-PHALANGIENNES DES QUATRE DERNIERS DOIGTS

Malgaigne n'a pu en réunir que 9 cas. Quelques observations ont paru depuis le travail de cet auteur.

Ces luxations peuvent s'observer sur les quatre doigts réunis (Goyrand), mais elles se voient plus habituellement sur l'index (Bertillon, Puky), ou le petit doigt (Michel).

Elles ont lieu en avant ou en arrière.

Les luxations en arrière sont de beaucoup les plus fréquentes et se produisent dans l'extension forcée, ordinairement à la suite d'une chute d'un lieu plus ou moins élevé.

Dans la luxation complète, le doigt luxé est sur un plan postérieur à celui du métacarpien correspondant. Tantôt il reste parallèle au métacarpien, tantôt il forme avec celui-ci un angle plus ou moins prononcé et pouvant aller jusqu'à l'angle droit. L'extrémité supérieure de la phalange forme une saillie à la face dorsale ; la tête du métacarpien se sent très bien dans la paume de la main. La deuxième phalange est fléchie sur la première, et la troisième sur la seconde.

Assez souvent cette luxation est compliquée de déchirure des téguments à la face palmaire, et donne issue à la tête du métacarpien.

Ces luxations peuvent présenter les mêmes obstacles à la réduction que celles du pouce en arrière. Michel attribue ces difficultés à l'interposition du ligament antérieur ; Puky, à l'interposition des tendons.

On emploiera pour les réduire les mêmes procédés que pour les luxations du pouce. Nous recommanderons de préférence, avec Michel, la manière de faire suivante : on exagère le déplacement en maintenant en contact les surfaces osseuses déplacées; puis on fait rouler d'arrière en avant la base de la phalange luxée.

Dans d'autres cas on a réussi en faisant l'extension forcée, la rotation et la flexion consécutives.

Les luxations en avant sont tellement rares qu'il est impossible d'en tracer l'histoire.

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