VIII INTRODUCTION
tir le pouls radial avec la langue. L'ongle n'intervient-il pas pour une part dans cette finesse du toucher en inscrivant l'objet tangible, comme l'artère radiale, entre deux plans résistants?
D'autres points de la physiologie de la main ne sont pas sans intérêt pour le pathologiste. On sait quelle tendance toute spéciale a l'épiderme de la main à s'épaissir par les frottements répétés. Ainsi condensé, il devient une défense contre les agents extérieurs et une protection pour le sens tactile qui persiste presque intact, malgré la couche d'épiderme accumulé dont se couvrent les papilles nerveuses. Montrer le rôle de l'épiderme normal à ses états divers, n'est-ce pas indiquer la surveillance qu'on doit exercer sur lui dans le cours des maladies de la main?
Mentionnons encore le fait reconnu par tous les peuples de la terre que la main droite a la prééminence sur la main gauche. Pourquoi ? Est-ce en vertu d'une sorte de convention inadmissible, est-ce parce que, dans la structure du corps humain, le côté droit l'emporte sur le gauche en développement? Est-ce un fait d'éducation? Si la culture exerce quelque influence, il n'est pas sans intérêt d'en rechercher les procédés. L'éducation de la main gauche chez l'homme privé de la droite est abandonnée au hasard, faute de toute recherche. Et cependant n'est-elle pas la moitié de la guérison?
Nous ne saurions multiplier ces exemples, mais il nous a paru à propos d'en rappeler quelques-uns. A mesure qu'on se pénètre davantage de la valeur propre de chacune des parties constituantes de la main, on devient plus soucieux, nous pourrions dire plus respectueux de son intégrité.
Les attributs physiologiques essentiels de la main sont :