‹ Chirurgie de la mainChapitre 4 sur 69 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

La préhension brute ;

La sensibilité dite commune ;

La sensibilité ou plutôt la sensorialité tactile.

Chacune de ces propriétés, la dernière surtout, mérite un sommaire examen.

La préhension brute est ainsi désignée par opposition avec la préhension tactile. Elle consiste dans le jeu des parties si agiles dont le mécanisme tout entier est disposé en vue de la flexion. Fléchie, contractée, presque convulsée, la main acquiert une force qui s'utilise à chaque instant de la vie, soit pour les exercices auxquels elle a donné son nom (travaux manuels), soit pour la traction, la suspension, le soutien du corps entier. A ce point de vue, elle est l'épanouissement de l'avant-bras et du bras, comme les dents de la fourche sont celui du manche.

Par sensibilité commune, on entend la capacité départie à toute la peau d'éprouver des sensations vagues, confuses ou précises que certains philosophes ont considérées comme un avertissement et un moyen de protection contre les dangers du dehors. Il y aurait sur cette sensibilité bien à dire, si c'était ici le lieu.

La vraie, la seule caractéristique de la main, c'est d'être l'organe d'un sens : le toucher. La sensation du contact nous est fournie par la sensibilité dite générale ; nous apprenons par elle qu'un objet extérieur s'est mis en rapport avec la peau ou avec la membrane muqueuse qui lui confine. Les langues ont analysé le phénomène avec leur bonheur accoutumé, ce n'est pas nous qui touchons l'objet, c'est lui qui nous touche.

De ces qualités les unes sont distinctement ressenties, les autres nous échappent.

11 semble que la tactilité proprement dite ne soit qu'un

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