Rapport d'Immernian (de Bâle] au Congrès méd. de
2i THORACENTESE ET DRAINAGE PLECRAL
Sans discuter ni ces chiFTfcs. ni les indicalions de Ja mélhodc, constatons qu'elle ne diffère pas beaucoup de celle de Piorry, de A, Verneuil, de Potain, qui y ajoutaient le lavage. L'adjonction d'une poire aspirante au tube qui plonge dans le bocal d'eau peut être commode pour amorcer le siplion, mais ne constitue pas une transformation
du procf^dé. La seule différence réside dans le but que se proposent les auteurs ; les premiers y voient surtout la possibilité de vider complètement l'épancheracnt; les derniers espèrent de plus, qu'en dt^terminant une pression négative continue dans la plèvre, il ont chance d'empê-
DRAINAGE ET LAVAGE APHÈS PONCTION 25
cher le poumon de se rétracter et de lui faire à nouveau remplir l'espace mori.
26 TflORACENTESE ET DIÏAINAIJE PLEURAL
vons maintenant aux appareils permettant de faire, à l'aide d'une pompe, à la fois l'aspiration et le lavage. Ces appareils sont nombreux; celui de Villemin (fig. 19) est un des plus connns'; celui de Thiénol' nn des plus récents.
Ce dernier {fig. 20) se compose d'une aiguille à double courant, constituée par une aiguille injec-
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triée qu'on glisse dans la canule du trocart, aprf s en avoir retiré celui-ci. Le liquide entre dans la plèvre par l'aiguille injectrice; il en sort par l'espace laissé entre celle-ci et la canule. L'appareil se compose encore de deux bouteilles : celle qui contient le liquide à injecter est en verre verl,
1. Villemin. Appareil pour le lavage de la plévi-e. — Heu, r/es Insl. de Chir., Paria, i89G, flM7 (1 fig.).
2. Thiénol. Des lavages de la plèvre par timple ponction. Thèse de Puris, 1800,
DRAINAGE ET LAVACE APRÈS PONCTION
gradu(^e et pouvani ôlresti?ri]isée avec son contenu : ollc plonge dans un bain-marie qui contient de l'eau à 39". La seconde bouteille est destinée à recevoir le liquide aspiré. Une snule pompe, semblable à celle de l'appareil Potain, commande eu même temps ces deux flacons; elle est à la fois aspiranic et foulante; h cbaquc coup du piston, elle chasse le liquide laveur en augmentant la pression da premier flacon et retire du liquide de la plèvre en diminuant la pression du second flacon.
Pour se servir de son appareil, ThiiSnot recommande de faire une piqûre de cocaïne et une incision cutanée de 1 centimètre. Il introduit très obliquement le trocart, retire par aspiration une partie du liquide pleurélique; puis, la décompression obtenue, il passe au lavage du reliquat plourétique et, pour cela, ajuste dans la canule l'aiguille injectrice.
On met la pompe eu mouvement et le liquide injecteur, dontse vide le premier flacon, doit être en quantité à peu près égale à celui du liquide aspiré, dont se remplit le deuxième Ûacon. S'il n'en est pas ainsi, on retire momentanément l'ajutage qui relie la pompe à l'un des deux flacons, suivant le cas.
Un barboteur contenant de l'acide phénique et que traverse l'air qu'on emmagasine dans le premier flacon, un thermomètre adapté à ce flacon, des manomètres donnant les pressions respectives de l'injection et de l'aspiration, une soupape de sûreté spéciale, tels sont les accessoires qui viennent trop compliquer l'appareil.
2S TIIORACE?iTÈâE ET DRALXAGE PLEURAL
Bickman Godlee' parvient aa même résultat grâce h un fli«positif qui a do moins sur le précédent Tavantage de la simplicité. II pratique deux pondions du thorax, plus ou moins éloignées l*unf^ de Tautre suivant le cas; Tune des aiguilles est mise en communication avec un vase rempli de liquide antiseptique, Tautre avec un appareil aspirateur dans lequel il fait le vide : le liquide antiseptique entre dans la plèvre, à mesure que le liquide pathologique en sort. La pression intra-pleuralc reste ainsi relativement constante.