V. — Ponctions suivies d'injections
Si nous avons cru devoir confondre les méthodes de drainage et de lavage consécutifs à la ponction, ce n'est pas seulement parce que le procédé de chaque auteur tient souvent de ces deux méthodes, c'est parce que toutes deux se proposent un môme but : vider complètement la plèvre de son contenu pathologique, soit en assurant l'écoulement facile de ce contenu, soit en le chassant par un courant de liquide.
Tout diiïércnt est le but des auteurs qui n'ont pas cherché h vider complètement la plèvre, mais ont voulu laisser à son contact tel principe médicamenteux capable de la modifier heureusement : le Iiqui(l(i nouveau, ou bien remplace le liquide pathologique, ou bien se mêle à lui; ce dernier sort nlors d(»- véhicule.
1. H. (iodicc. On surgery of the thorax. — British med. Journal, Lond., m oct. 189*2, II, 829.
PONCTIONS SUIVIES D'INJECTIONS 59
Procédé d'Aran. — Aran' faisait la ponction avec un Irocurl de Reybard; il y adaptait l'embouchure d'une seringueàhydrocèle pleine d'une solution iod<?e au tiers. L'auteur avait-il l'intention de vider ensuite complèlement la plèvre ou d'y laisser une partie de la solution iodée ? C'est en tout cas à ce dernier résultat qu'il aboutissait et les accidents d'iodisme qui se produiF^ircnt sont là pour le prouver.
Procédé de Baëtz, — Bafitz* pratique autant de ponctions qu'il juge nécessaire. Son trocart a la forme on Y que nous connaissons; chacune des petites branches de l'Y communique par l'intermédiaire d'un tube en caoutchouc, avec un vase contenant une solution thyraique à 1 p. 1000; l'un est au-dessus, l'autre au-dessous du niveau du siège de la ponction; on conçoit aisément comment on peut faire pénétrer dans la plèvre autant de liquide médicamenteux qu'on en retire de pathologique; vient-on à évacuer complètement celui-ci, on passe de la méthode de l'injection h celle du lavage.
L'appareil de Thiénot permet également de pratiquei' des injections médicamenteuses sans vider la plèvre complètement.
t. Aran. De Vutiliti de l'association dei injfclioni ioilies à la thoracenif»E, dan» le traitement dei épaiicliemenls purulenii conséialifa à> la pleurésie aisuEct chronique et de l'htjtlrc~ pneumothorax.— Union médicale, Paris, 1853, Xlt, 38S; 391; i0t;40ti.
S. BaBtï. Ueàrr Behantllun-j rfes Eaipyem olive Incision neM Hemeriimgen Sber PleiiHUs iiberliaupt. — Berl. Hia. Woc/t., 19 janvier 1S80, XVU, n= 3, 39-33.
TllORACENTÊSE ET DRAINAGE rLEL*nA.L
Procédé de Juhel-Rénoy et Sevestre. — Ceu^ OL ont appliqué J'injection inli'a-plcurale pi» méthodiquement que les auteurs précédenU, e qu'ils ont insisté sur le parti pris i ne pas vider complètement la plÈvre. Le procéoR est d'ailleurs analogue à celui de Juhel-Rénw pour les kystes hydaliques du foie.
Procédé de Fernet. — Le procédé de Ferne^
a été également employé par Bouchard, par A lony', Renaut de Lyon. Il varie suivant qu'o retire une certaine quantité de liquide pleural, ( suivant qu'on ne fait qu'ajouter àcelui-ci un él^ ment médicamenteux.
Dans le premier cas, ce procédé se confond avec celui de JuheI-Rénoy;dans le second, l'ai* tiseptiquc devant être abandonné dans la plèvrd Fernet le choisit insoluble; il se sert volontieg du naphtol en solution hydralcoolique.
Naphlol-e S firarai
Alcool à 90° 33 —
Eau filtrée bonillie Q. S. p
lOO c. c. de salaLion.
Fernet laisse dans la plèvre de 10 à 1 ij grammes de la solution précédente.
Injections de chlorure de sodium. — Mara-
1. Fernet. Pleurésie purulente Irailêe par les injecdons inlra-pleurales anllsepliquei. — Bull, el Méin. de la Soc. méd. de» ^àp.. Paria, 2 mai 1890, 386, et 17 octobre 1890, 729.
a. Antony. Plfuréiie purulente à pneumocoques. — Bull. et Mém. de la Soc. méd. des hûp., Paris, 13 juin 1B90, 3. t..