‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 9 sur 99 · IV. D[tAI\Afîli: ET LAVAGE APRÈS PONCTION · texte numérisé non relu

IV. D[tAI\Afîli: ET LAVAGE APRÈS PONCTION

Procédé de Reybard. — Un des procédés Ae, drainage les plus simples était celui de Reybard : il laisse à demeure la canule du trocart ; l binct est formé et, de temps en temps, on l'ouvreJ pour laisser couler le liquide. La canule dont oo^ se servait, était légère, munie d'ailes, fixée a^i thorax par un ruban.

L'inconvénient de la méthode, on le devinai sans peine, c'est que les lissas perforés par 1

DRAINAGE ET LAVAGE APRÈS PONCTION

IrumenL, ne tîircIenL pas à s'aUéier el à s'iafeclcr, et il se Tiiit auloiir de la canule uno perle de snlislance, bienlût suftisante pour laisser pémUrer l'air.

Procédé de Barth. — Aussi voyons-nous Bartli' remplacer celle canule métallique purun tube en caoutchouc vulcanisé, permettant un écoulement continu. L'exlrémilé libre du tube est munie d'une LauJrucbe : on l'altachait au cou, ce qui n'était peut-flre pas bien pratique. Veut-on faire un lavage ? On pince le tube, on adapte la seringue et on en injecte le contenu ; puis on laisse écouler le liquide et on replace la baudruche. A la fin du traitement, celle-ci est supprimée et remplacée par un fosset; mieux aurait valu certainemenl laisser la baudruche ou pincer le tube.

Procédé d'Abeille. — Abeille présenta enl867, à l'Académie de Médecine, un appareil qu'il modilia ensuite {fig. i3) ; il utilisait le vide pour faciliter le drainage permanent de la plèvre. Au drain était annexée une poire en caoutchouc, munie d'un robinet; on comprimait la poire, on la fixait et on ouvrait le robinet : la poire se remplissait peu à peu du liquide pleural.

A ce procédé, comme à plusieurs de ceux qui suivent, nous ferons le môme reproche : un tube on caoulchouc, traversant à frottement la paroi tlioracique, constitue, au travers des tissus, un corps étranger autour duquel une infection

TilORACENTÈSE ET DRAINAGE PLEURAL

quelconque a tendance a se greffer : celle-ci arrivait du dehors, c'esl-à-diro de la peau ou du pansement, ou bien encore provenait du dedans, c'est-à-dire du liquide pleural ; de toute façon, la plaie ne tardait pas à suppurer largement et les symptômes de septicémie apparaissaient.

Siphon de Verneuil. — Un an plus tard, A.Verneuil communiquait à la Société de Chirurgie (1868) un procédé qui devait être bien souvent reproduit avec des modifications plus ou moins importantes.

Par la canule d'un gros trocarl, A. Verneuil glisse un tube en caoutchouc, percé de trous û son extrémité pleurale ; l'autre extrémité, munie d'une baudruche, plonge dans un bassin rempli d'eau et placé plus bas que le malade. C'était une application de l'expérience du siphon.

DRAINAGE ET LAVAGE APRÈS PONCTION

Double siphon de Potain. — Poiain *■ recourut au double siphon. La pièce principale de son

FiG. 1^. — Double siphon du professeur Potain.

1. Potain. Thoracentùse. Des difficultés que peut rencontrer révacuation complète du liquide dans Vopération de Vempyème. — Bulletin de Ihérap.^ Paris, 18G9, LXXVil, GO-TL — Bénard (L.). Traitement de la pleurésie purulente. Tlièse tic Paris, 187ll

■NTÈSE ET DRAINAGE PLEURAL

appareil est conslituée par im Y en caoutchouc-3 résistant; la branche médiane (D) commun iq^ueT| avec la pltvre ; à chacune des deux autres^ branches (A et A') fait suite, par rinterm<^diairC'l d'un index de verre, un tube de caoutchouc qui," muni d'une pince (B et B'), va dans un bocal™ des deux bocaux, l'un est élevé, l'autre décliv^ par rapport au lit du patient : tel est l'appareiL'ï

Pour s'en servir, on ponctionne le thorax, onjB introduit à frottement un tube court, que vontS fixer une plaque en caoutchouc percée à son'J centre, des bandes et du collodion. A ce tube fait,! suite la brandie impaire de l'Y. On laisse alors] s'écouler le pus dans le vase inférieur, pu!

pince le tube correspondant. On amorce le tubej supérieur et on laisse le liquide laveur pénétrarj dans la plèvre; et ainsi de suite, jusqu'à ce quel le liquide sorte clair; on enlève alors rappareil'l en laissant une pince sur le drain pleural. Sou-i vent des paquets pseudo-membraneux viennent* obstruer le tube inférieur : on peut, dans ce c renverser le sens du courant, en changeant del place les deux bocaux.

Le grand avantage que le professeur PotaisS trouvait il son procédé était d'augmenter et deT diminuer à volonté la pression intra-thoracique;] môme avantage pour le second procédé du mèmaJ^ auteur, qui n'en diffère qu'en ce que l'on faitîj deux ponctions et que le tube d'arrivée est situffl plus haut que celui de sortie.

Autres méthodes de drainage sous l'eau. - 11 semble que dès lors le drainage sous l'ei

DRAINAGE ET LAVAGE APRÈS PONCTION 23

coustilue une méthode bien connue. Et cependant, en 1872, nous la voyons découverte à nouveau par Playfair*; un drain long de 6 pouces, uni par un index de verre à un tube de caoutchouc de 6 pieds, l'exlrémité du drain dans le thorax, l'extrémité du tube dans une bouteille à demi pleine d'eau : tel est l'appareil (fi g. 17). On en connaît déjà le maniement.

Le procédé devait être redécouvert encore :

Bùlau y a aujourd'hui attaché son nom et, depuis quelques années, on en fait grand bruit en pays allemand. A. Hambourg, Berlin, liàle, les résultats seraient remarquables : 86 p. 100 des opérés seraient guéris*.

1, Playfair. On the treatmeni of emp'jema in children. — Trans. obsletr. Soc, LoiiJon, 1813, XIV, 4-18.

Page 1