INDICATIONS ET CONTRE-INDICATION
pyème dans un but curatif, il nous pamît d'autant plus urgent d'insister sur le dangrer de celte pratique qu'elle se trouve être encore admise par un certain nombre de praticiens.
C'est ainsi que sans remonter à Trousseau, à Boucliut, nous voyons plus récemment Desplats considérer la ponction répiîtée autant de fois qu'il est nécessaire, comme le meilleur traitement de la pleurésie purulenle.
West' affirme qiie c'est la mélhode de choix chez les enfants; ceux-ci guérissent toujours, d'après Loomis ', à condition de faire un nombre suffisant de ponctions, parfois jusqu'à cent vingt. Même pour les adultes, c'est encore une méthode recommandable, affirmait Ashurst au Congrès de Washington, en 1894.
Et, cependant, c'est à peine si Bouveret avait pu découvrir 10 cas de guérisons dues à celte méthode. Cestan', sur 30 cas, trouve 13 guérisons, 8 échecs et 7 morts. Et encore insisle-t-il sur la réserve avec laquelle il faut accueillir ces chiffres. « Les ponctions, dit-il, n'ont-elles pas été tentées dans presque tous les cas d'empyème, avant de recourir à une intervention plus sérieuse; et ne faudrait-il pas, en bonne justice, joindre à nos 30 observations la plus
1. West. Sur le tfaitfmenl de la pUurésie. — Bull. Acad. de méd., Paiia, S asril 1892, 3. a., XSVll, 484-4B9; [Disc/ission), S31; 396; 624; 645; 673.
2. Loomia. Discussion on Ikt Irealmeiit of emp'jfma in children. — New-York Acad. of lied., 9 janvier 1890. — The Archives ofPmdiixl., Pbilad., 1890, Vil, 39î.
3. CaBtaii(E.). La Ihérapeuligue dis empyimes, Parla, 1898, " mS, Steiabeil, 394 p.
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THCiRACENTÈSE ET DRAINAGE PLEURAL
rosse part des cas de pleurotomie? Alors, pour i fa méthode, la di5faitc serait une d<;i'oute. »
Réunissant toutes les statistiques publiées, Gestan trouve que la méthode a, jusqu'ici, donné plus do 20 p. tOO (le morts et 23 p. 100 d'insuccès chez l'adulle; chez l'enfant, 13 p. 100 de morls et 6i p. 100 d'échecs. Les succès ne seront donc pas plus brillants chez l'enfant que chez l'adulte, qaoi qu'on en ait pu dire. Si parfois i! en a semblé autrement, c'est que l'enfant offre un terrain de résistance remarquable à la suppuralion et qu'on a pu lui faire supporter plus de cent ponctions, poiirobtenir un résultat auquel la pleurotomie aurait, sans doute, plus rapidement et plus sûrement conduit.
Si la thoracentèse pour erapyème a été de nouveau prônée depuis quelques années, c'est en partie sous l'inlluence de certaines recherches bactériologiques et des déductions qu'en ont tiré quelques auteurs. Il faut, a-t-on dit, abandonner la ponction, chaque fois qu'il s'agil de pleurésies putrides, streptococcîques ou slaphylococciques, et la réserver pour la pleurésie à pneumocoques et tuberculeuse.
Telle est la règle, dont l'application serait fort dangereuse, et de laquelle tout le monde, au xeste, tend à revenir.
En ce qui concerne la pleurésie à pneumocoques, les auteurs qui ont défendu la thoracentÈse, en particulier Netter, Courtois-Suffit, Debove, Desplats, s'appuient sur la marche particulière à celte forme d'erapyème, sur l'évolution à ten-