‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 17 sur 99 · INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

(lance cyclique, due à ce que la vitalité du microbe diminue d'elle-même à partir d'un cei"tain moment.

Si on intervient avant la mort du pneumocoque, quelle que soit l'iatervention, elle est frappée d'insuccès; si l'on intervient après la moi'l de ce microbe, quel que soit ie mode employé pour évacuer le pus, la guérison doit se produire. Dès lors, le mieux est de choisir le moyen d'évacuation le plus simple, c'est-à-dire la thoracenfèse sans lavage,

Kiener, Laveran, Ghantomesse ont combattu ces idées, et Netter lui-m&me en a singulièrement atténué la portée en formulant des règles telles que la suivante : « Si la ponction est insuffisante et si le liquide se reproduit rapidement avant cinq jours, on fera l'empyème au bout do ce délai. St la reproduction du liquide, après la première ponction, est plus lente, on tentera une première ponction aspiralrice,et si celle-ci, à son tour, ne suffit pas, on pratiquera la tlioracotomîe. »

Nous croyons qu'il est encore préférable de s'adresser d'emblée à celle-ci. Il y aura parfois gros avantage à le faire de suite, sans attendre les délais d'une rechercbe bactériologique . Même alors que celle-ci signalera la présence du pneumocoque en culture pure, il est encore avantageux de ne pas s'en tenir ïi la ponction et de pratiquer de suite une incision, sans aucun danger, permettant au pus de s'évacuer à mesure qu'il se produit et plaçant la séreuse dans des conditions de réparation bien préférables.

40 THORACENTÈSE ET DRAINAGE PLEURAL

Osera-t-on, d'autre part, demander une Gxcep> lion pour les enfants, alors qu'on voit Nel sur 16 cas, ne relever que 2 succès?

Reste la pleurésie purulente d'origine tuberculeuse. Verneuil et Nettcr ont vanté la ponction. N'est-ce pas, d'ailleurs, la même discussion qui si souvent recommence à propos de tous les abcès froids? Et c'est encore parce que nous croyons qu'il est préférable de traiter ceux-ci par l'incision, qu'au cas d'empyème tuberculeux,. nous donnons aussi le pas à la pleurotomie sur la thoracentfese.

Nous en arrivons ainsi à considérer la ponction simple comme contre-indiquée dans tous les cas d'empyômc. Il en sera de môme de l'injection pleurale et de la ponction suivie de drainage.

L'injection par la méthode de Fernet doit être rejetée par cela môme qu'elle se contente de l'évacuation d'une petite quantité du pus de l'abcès ". la première condition d'un bon traitement chirurgical est de vider complètement la collection purulente.

La ponclion suivie de drainage ne pouvait avoir qu'un seul avantage sur la pleurotomie : l'innocuité plus grande de l'inlervenlion; or, cet unique avantage n'existe plus aujourd'hui.

Peut-ôlre n'en est-il pas tout à fait de môme en ce qui est du drainage aspiratîf aprfis poncliou (méthode Playfair-Bûlau).

L' « heberdrainage », d'après ses défenseurs, a des indications spéciales, dans les empyèmes doubles, dans les empyèmes métapneumoniques,

DICATIOSS ET OJNTRE-INDICATIONS

chez les malades Irôs affaiblis et qui ont des liSsions pulmonaires rendant la narcose impossible.

A vrai dire, ces indications sont bien peu précises; peut-être les bons résultats fournis par la , méthode ont-ils été exagérés ; c'est cependant la seule forme de ponction qu'on peut pratiquer pour un empy^me, et cela dans le cas seulement oii lo pleurotomie est rendue impossible pour une raison ou une autre.

Pneumothorax'. — Pas plus que la pleurésie [purulente, le pneumothorax, qui est presque 'toujours un pyopneumo thorax, ne nous parait fasticiahle de la ponction. Nous verrons plus :omment, suivant les cas, cette affection Bemande à être traitée par une pleurotomie, une loracotomie ou une intervention portant directement sur l'orifice pleuro-pulmonaire ; nous ver- I, à propos des plaies du poumon, la conduite I tenir en cas de pneumothorax traumatique. Si, lans certains cas, la ponction a pu être indiquée mur pallier à des accidents immédiats, si, a'autre part, elle peut rendre des services au cas ' 1 pneumothorax tuberculeux', elle ne peut ' Être considérée comme un traitement curatif.

K. Khinitz (A.). Valeur de la pancCion dans le trailemeal du \ mttutnolhorax. Thëie île Paris, 9 juin 1897.

R^. Lavernhe, Contribution à l'élude du pneumatUwax. Vho médical de Lyon, 15 nov. 18S8, 342.

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