I. HlSTORlQCE DE LA PLE13R0T0MIB
Ijhistorigue de la pleiiroiomie constitue par lui-même une longue (5tude, du reste fort bien faite dans le Trailemenl des pleurésies purulentes de Debove et Courlois-Suffit', et que nous ne voulons pas entreprendre ici.
Contentons-nous de rappeler qu'Hippocrate avait décrit le procédé opératoire de la pleurotomie, et que Galien avait pratiqué l'aspiration du pus k l'aide du pyiilque, sorte de seringue munie d'une longue canule. Nous n'énumérons pas les alternatives par lesquelles a passé cette opération pendant le moyen âge et les temps presque modernes.
Arrivant de suite au début de noire siècle, constatons qu'à cette époque, les résultats de l'empyème (étaient ni plus ni moins que déplorables. Pour ne citer qu'un nom, Dupuytren ne compte pas un succès dans toutes ses interventions; aussi, quoique ayant été en principe partisan de cetle opération, il la refusa, alors qu'il se vil lui-môme atteint d'une jdeurésie
t. Paru, 1892, I vol.
HISTORIQDE DE LA PLEOBOTOMIE 41
mte : » .le préfère, aurait-il dit, mourir di ii main de Dieu que de \a main des chirurgiens » ' Si l'on veut se faire une idée de l'obscurité qui tegne alors dans l'esprit des chirurgiens au sujet !
t faut !
■eporter à la longui
iscussion de l'Académie de Médecine
los d'un rapport de Sanson et de Bouillaud.
Les tliéories les plus étranges, les affirmations les plus catégoriques et les plus erronées cachèrent mal l'ignorance de tous, comme on le lit remarquer alors.
La thèse de Sédillot ' ne parvint pas à remettre
en honneur la pleurotomie pt, cependant, il s'en
fit le défenseur énergique, quoique restreignant
laucoup les indications de l'opération; ilprécisa
' ces dernières; 1° Ne pas opérer dans la période aiguë ; 2° Opérer dans les épanchemeuls chroniques, iB sujets dont les viscères sont sains, avant que is poumons aient perdu la possibilité de se dilair et de, reprendre leurs fondions; 3° Reculer le plus possible l'opération, lorsqu'il !existe des complications incurables et n'y avoir recours qu'à titre de traitement palliatif et comme secours passager et précaire.
Les chiiTirgiens refusent d'écouter Sédillot; est un médecin qui va forcer leur attention.
'ers celte époque, en effet, Trousseau' pratiqua
Sédillot. De l'opéfalion de Cempy'eme. Thés Paria, ian.
S. Trousseau. Obseraaiion d'une paracentès liguée dans un co) de pleurésie a' ■W<'., Paris, iUi, X, 517.
hilL de VAcad. de J